‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 110 sur 276 · Passarge loc. cit · texte numérisé non relu

Passarge loc. cit

Seule la théorie de M. T.-H. Holland (1), faisant intervenir l’action des bactéries, permettrait d'expliquer les anomalies précédentes. Si, dans l'Inde, la décomposition latéritique est imputable à une telle action, il est très vraisemblable qu'il en soit de même au Dahomey par exemple, qui jouit d’un climat identique. Et l’on comprend très bien que des conditions particulières de température et d'humidité doivent être réalisées à la fois pour le développement de ces microorganismes.

D'autre part, le processus indiqué par M. Holland est le seul qui permette de comprendre pourquoi la décomposition latéritique à lieu, sur une même roche, à un point plutôt qu'à un autre; et pourquoi on ne l'observe jamais se produisant d'une façon égale en surface, mais se développant en taches de plus en plus étendues. ;

Enfin l’action des bactéries expliquerait encore pourquoi au nord de l'Atacora — où les variations de température sont fort sensibles, et par conséquent préjudiciables au développement de certains microorganismes — la décomposition latéritique se produit d'une façon extrêmement capricieuse, ce qu'aucune cause apparente ne vient justifier (2).

Bien entendu il reste à démontrer expérimentalement dans quelle mesure la décomposition latéritique due à l'action des bactéries est applicable au Dahomevy.

La profondeur jusqu'à laquelle la décomposition latéritique est susceptible de se produire est considérable. Certaines hauteurs, qui atteignent 30 mètres au-dessus du sol, sont entièrement transformées en conglomérat ferrugineux.

Le niveau de décomposition latéritique n’est certainement pas en rapport avec le niveau hydrostatique ; il est beaucoup plus haut, comme on peut s’en convaincre en presque tous les points.

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