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Limonite pisolitique

4. Grès argileux blanc avec fragments de quartz filonien ; sans doute remanié (6 m.).

3. Argile présentant des directions de schistosité marquée (1 m.).

2. Arkose granitique avec veinules de kaolin (sans doute pegmatite), (5 m.). Cette formation vient buter contre les suivantes qui font partie d'un même ensemble.

1. J'ai signalé précédemment la présence, dans celle région, d'une grande excavation en entonnoir due à l’affaissement du grès argileux par suite de l'érosion.

1. Gneiss kaolinisé, montrant la disposition de la roche fraiche, avec ses plans de schistosité, verticaux comme toujours, et orientés sensiblement Nm — 45° — E. Bien que cette roche soit profondément altérée par l'érosion (fausses grottes) son origine n'est pas douteuse, puisqu'on la retrouve, non décomposée, un peu plus bas, avec tous les passages possibles.

La falaise de Pékinga, avec ces caractères, se prolonge fort loin dans le sud.

Le fleuve, aux berges très basses, surmontées d'un peu de grès argileux jaunâtre, se poursuit sans accident jusqu'à l'île de Tounga, dominée d’une hauteur qui le rejette brusquement vers le sud. Au pied de cette hauteur, se trouve un gneiss très plissé sillonné de nombreux filonnets de’ quartz qui se recoupent. Au-dessus du gneiss est un puissant dépôt de grès argileux.

Au sud de File de Tounga est le rapide de Kompa, dernier accident en aval barrant le Niger français. Il est formé par une association d'amphibolites traversées de filons d'aplite grenatifère et de gneiss à amphibole.

Dans les hauteurs en face Toura affleure encore du gneiss à amphibole ayant subi des actions dynamiques intenses et parcouru par des filons de granite porphyroïde à amphibole. A Carimama, les mêmes roches existent, mais très décomposées. On trouve seulement quelques noyaux relativement frais au milieu de masses indéterminables. Les roches recueillies, qui forment le sous-bassement de Îa falaise sont: un microgranite (?} (1), du quartz filonien avec d’abondants cristaux d'épidote, bien développés. des quartzites, de la calcédoine ; enfin un conglomérat formé de quartz et de feldspaths cimentés par de l'hydrate de fer.

Les galets de quartz sont extrèmement abondants à la surface

du sol à Carimana.

On remarquera que les roches cristallines rencontrées sont toutes dans le fleuve ou sur la rive droite. Sur la rive gauche, du moins jusqu'à Gaya, je n'en ai point vu, mais seulement du grès argileux (blanc ou rose) couronné de formations ferrugineuses

1. Echantillon déterminé rapidement sur place et égaré en cours de roule. Hubert 26

(grès et conglomérat) avec, à la surface, des galets de quartz roulés, partout très abondants.

À Gaya il existe deux sortes de grès superposés ; ils forment un plateau dominant le lit du fleuve par une falaise verticale d'une cinquantaine de mètres. Le premier de ces grès, formé d’éléments plus grossiers, se présente en bancs superposés qui sont parfois séparés par des lits horizontaux de sable fin (1). Cette roche est affectée, sur les parois verticales, de cannelures parallèles aux plans de séparation de ces bancs. Au-dessus se trouve un grès argileux plus fin, fréquemment coloré en rose, et qui correspond rigoureusement au grès de Saboungari. Le tout est recouvert de conglomérat ferrugineux et de galets quartzeux. En outre, dans le lit du torrent qui passe au pied de la falaise, on trouve de la bauxite pisolitique en blocs volumineux très durs (PI. XVIIL, 2).

Du sommet du plateau de Gaya, on aperçoit un grand nombre de hauteurs tabulaires répandues dans un rayon de 25 kilomètres. Leur prolil, ainsi que la nature de la roche dominante de la contrée, permettent bien de penser qu'il s’agit, là encore, de grès, au moins en ce qui concerne les couches les plus élevées.

Cette hypothèse se trouve d’ailleurs vérifiée pour celles de ces hauteurs que j'ai eu l'occasion de trouver sur mon chemin.

A Bodjécali, l’une d'elles permet d'observer toutes les formations de Gaya y compris la bauxite pisolitique avec, en outre, du grès grossier ferrugineux et, sur les pentes, du quartz anguleux en petits fragments.

Entre Bodjécali et Goubéri, on passe sur un plateau moyennement élevé avec, comme roche dominante, un grès rougeâtre à grain un peu grossier, mais très voisin cependant des formations COM ENE rRA

Les mêmes grès reparaissent, avec des différences insensibles

4. Les dimensions des éléments de ces grès ; l'irrégularité de volume des matériaux formant les lits successifs, ainsi que la disposition de ceux-ci, qui montrent parfois la stralification entrecroisée ; enfin la constitution minéralogique de ces dépôts, où les éléments des roches feldspathiques acides se retrouvent, sont des arguments qui me les font considérer comme continentaux.

de texture, jusqu'à Camtéro, en même temps que les galets de quartz continuent à être abondants.

À l’ouest de Camtéro sont des hauteurs peu élevées, entièrement recouvertes de grès ferrugineux et de limonite pisolitique. Ces grès sont divisés en blocs peu volumineux sans qu'il soit possible de reconnaitre la roche sous-jacente. Toujours dans cette région, les hauteurs sont exclusivementtabulaires,.

GUÈNÉ À ZOUGOU

Sur la route de Guéné à Goumgoum, à proximité du premier de ces villages, affleurent des bancs de quartzites rubanés, orientés Nm — 60° — W,et, un peu plus loin, des gneiss. Après quoi les grès reparaissent, parfois en plaques rendues compactes à la partie supérieure par la présence d'hématite.

À environ 6 kilom. de Guéné, et à un kilomètre à l’ouest de la route, il y a une hauteur (40 m.) sur les pentes de laquelle on trouve les éléments suivants :

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