Ou Naori
2, M. Rémond, Chef de Poste à Diapaga, a bien voulu me communiquer des échantillons de pegmatite et de diabase très altérée, recueillis au pied de la falaise, entre lérina et Saborga, mais sans indication de gisement précis.
Hubert 27
Les roches éruptives qui affleurent après Tambarga sont des granites, des diabases et des gabbros à 12 kilomètres environ de cette localité; des gabbros à 20 kilomètres; enfin du granite porphyroïde à 28 kilomètres, c'est-à-dire à 2 kilomètres environ avant la rivière Tiounga.
Les grès cessent à la rivière Tiounga, aux actions érosives de laquelle il faut attribuer l'a pic brusque du plateau dans le sens de la largeur. D'ailleurs les grès, très rubéfiés en ce point, montrent bien l'importance des actions érosives.
Dans toute la région considérée, le conglomérat ferrugineux est peu abondant. Au bas des pentes il englobe assez souvent des morceaux de quartz filonien, pouvant atteindre la grosseur des deux poings, mais ces blocs sont usés par les actions de transportet je n'ai pu trouver la roche en place. Les filons originels ne sont certainement pas au milieu des grès, mais proviennent du démantèlement des formations sous-jacentes, à moins cependant qu ils aient été amenés de la région septentrionale.
Par contre, les alluvions argileuses et sablonneuses, apportées par les cours d’eau qui débordent largement, atteignent une grande épaisseur. Elles masquent au nord les formations du sous-sol qui sont ou des schistes cristallins ou des roches éruptives.
Entre Logobou et la Pendjari, sur la route de Konkobiri, ces alluvions alternent avec un conglomérat ferrugineux banal.
Afin de relier le plateau gréseux du Gourma à l'Atacora, j'indiquerai les formations quise trouvent entre les bords de la Pendjari (au gite d'étape) et Konkobiri.
La Pendjari décrit au gîte d'étape une courbe assez brusque. Sur la rive droite, à proximité des cases et dans le litde la rivière, affleurent des grès très voisins des quartzites, mais dont le ciment n'est pas toujours cristallin. Leur aspect extérieur les rapproche beaucoup des roches de l'Atacora, dont ils ont sensiblement l'orientation (1). Quant à la rive gauche, entamée à pic par la Pendjari, elle laisse voir, un peu avant le coude, une succession de couches d'argile blanche et de sable.
4. Il est facile de se rendre compte de celle-ci: l'érosion ayant débité les assises un peu épaisses, lesquelles se présentent sur leur tranche.
A dix kilomètres environ au nord du Konkobiri, la route traverse une ligne de hauteursatteignant une cinquantaine de mètres, qui semblent se rattacher obliquement à l’Atacora. Elles sont formées par un grès compact, très dur, dont le ciment siliceux content de l'hydrate-de fer, d’où ia couleur rose de la roche. Ce grès est métamorphisé, et de nombreux filons de quartz le sillonnent (1).
Enfin, à la petite rivière située dans la direction de Konkobiri, entre ces collines et la Pendjari, et à la Pendjari elle-même, se trouvent des schistes (phyllades) très redressés et entièrement décomposés.
À Konkobiri, parmi les roches en profondeur, il y a du quartz filonien riche en pyrite.
On voit que toutes ces formations appartiennent bien plus à l'Atacora qu'aux grès du plateau gourmantché.
On ne les aperçoit qu'à la faveur soit des lignes de relief, soit des sillons creusés par les rivières. Partout ailleurs, la plaine qui.est inondée en saison des pluies par les débordements de ia Pendjari, est recouverte d’alluvions puissantes, comme en témoigne la berge escarpée qui domine cette rivière à la première traversée de la route après Konkobiri.
Au milieu de ces alluvions, on rencontre des rognons calcaires très analogues à ceux que j'ai déjà signalés, mais plus volumineux. Je dois l'indication de ce gisement à M. l’Administrateur Porte.
Je ne crois pas qu'il faille considérer que la boucle formée par la Pendjari, après Bantchango, pour revenir couler dans sa direction primitive, mais en sensinverse, soitdueàl'orographie actuelle. En effet, non seulement cette rivière n'est pas repoussée par le bord méridional du plateau gréseux (2), dont elle se trouve alors fort loin (et cela est démontré par le fait que la région où elle à établi son lit est une vaste plaine marécageuse sans ondulations),
4. Au pied de l’une de ces hauteurs, à proximité de la route, se trouve une source pérenne signalée antérieurement.
2. Celui-ci ne lui impose sa direction qu’en aval de la boucle.
mais encore elle traverse là ligne des hauteurs gréseuses qui aurait dû lui fournir un obstacle sérieux. À
Il est intéressant de voir, dans cette partie du Gourma, le peu d'influence du relief sur l'hydrographie, ce que met encore en évidence la traversée du plateau gréseux par les affluents de la Pendjari.