V. Ammon, loc. cit
5. Lenfant. Le Niger, voie ouverte à notre commerce Er p. 8. Paris, 1902. x
relatifs à ces terrains sont très vagues. Peut être s'agit-il tout simplement de grès analogues à ceux du Gourma.
Les formations de la vallée du Niger, comportent, outre les loches signalées précédemment, des grès. Les grès de Gaya se poursuivent jusqu à la hauteur de Sakassi. Les points extrèmes où on les rencontre sont donc Zougou et Segbana au Dahomey, Sakassi dans la Nigeria. Ils s'étendent également sur la rive gauche du Niger.
Au nord de Sansan-Haoussa, les roches anciennes sont couronnées le long du fleuve, par des grès (Lieutenant Desplagnes), et cette manière de voir est conforme à ce que j'ai observé de Gaya à Sansan-Haoussa. M. Chudeau (1) considère qu'on se trouve en présence d'argiles lutéciennes. Je ne suis pas qualifié pour m'occuper de cette question puisque je n'ai pas parcouru la région considérée.
On sait que plus au nord, dans la vallée du Tilemsi, M. le Lieutenant Desplagnes a signalé les seuls gisements fossilifères situés à proximité du Niger. Les formations de cette région sont crétacées. Elles se développent largement au nord et à l'est.
Des grès récents occuperaient encore la partie méridionale de la région comprise entre la Volta et l'Oti (2).
Les grès du Gourma ont leurs homologues très développés dans la partie septentrionale de la Boucle du Niger. Ils constituent notamment les plateaux de Bandiagara et du Hombori (3), dont ils ont absolument l’aspect. Il est probable qu'il en est de même pour la région gréseuse comprise entre Dori et le Niger, mais on ne possède pour le moment aucun renseignement précis. Il est à remarquer que le plateau de Bandiagara et les hauteurs de Dori au Niger sont orientés comme tous les plissements de la région.
On a de très fortes raisons de penser que le grand plateau gréseux de Gambaka est analogue à celui du Gourma, dont il possède tous les caractères topographiques exagérés et dont il est, de