‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 223 sur 276 · Desplagnes, loc. cit · texte numérisé non relu

Desplagnes, loc. cit

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plus, assez voisin ; en outre sa falaise est assez bien dans le prolongement de celle du plateau gourmantché.

Je rappellerai enfin qu'ondoitàM. A. Chevalier (1)d’avoirétabli la présence d'une mer pléistocène (dont la région lacustre actuelle serait le dernier vestige) dans tout le pays avoisinant Tombouctou.

Les indications précédentes montrent tout d'abord que dans l'intérieur de la Boucle du Niger, les formations géologiques offrent très peu de variété. La preuve nous en est apportée par ce fait que les terrains reconnus jusqu'à ce jour sont en très petit nombre et qu'ils occupent toujours des surfaces considérables.

Les roches cristallines (gneiss, roches éruptives) sont de beaucoup les plus répandues. J'insiste sur ce fait que, partout où on les a signalées, elles présentent des caractères identiques. On voit que, même avec des lacunes importantes, une telle extension des formations cristallines est remarquable.

Un point très intéressant est de montrer également le développement considérable, sur près de 800 kilomètres, d’une zone de roches sédimentaires métamorphistes (paléozoïques), traversant tout le Togo et le Dahomey avec une orientation caractéristique, qui se retrouve dans tous les plissements signalés précédemment.

Les grès, les grès anciens surtout, comparables de tous points à ceux du Gourma, occupent, eux aussi, de très vastes espaces, surtout au sud du 12° parallèle et au nord du 14°. Ils donnent naissance à des plateaux escarpés qui dans certains cas, dominent les plaines avoisinantes de plusieurs centaines de mètres.

Enfin; il y a lieu de rappeler l'extension de la zone fossilifère éocène (?), parallèle à l'océan, laquelle prendrait naissance au Gold-Coast, traverserait le Togo, le Dahomey, la Nigeria et viendrait aboutir à proximité du Cameroun.

On peut ainsi considérer aujourd'hui comme connues dans leurs grandes lignes les formations géologiques comprises entre le Niger et une ligne brisée passant par Djenné, Ouagadougou et

1. A. Chevalier. Sur l'existence probable d'une mer récente dans la égion de Tombouctou, in Comp. Rend. Ac. Se. CXXXII, pp. 926-998. Paris,

Accra (c’est-à-dire à plus de 500 kil. de la branche descendante de ce fleuve), soit sur une surface d'au moins 600.000 kilomètres carrés. Il ne reste donc plus à étudier aujourd'hui, dans l'intérieur de la boucle du Niger, qu'une partie des territoires du Soudan et de la côte d'Ivoire pour pouvoir établir la carte géologique de l'Afrique Occidentale Française.

STRATIGRAPHIE ET TECTONIQUE

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