‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 258 sur 276 · RÉPARTITION DES ANIMAUX A COQUILLE · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DES ANIMAUX A COQUILLE

L'exemple que je fournirai à présent a pour but de montrer l'influence de certains caractères géologiques spéciaux sur la répartition d'espèces animales. à

Les animaux à coquille ne peuvent évidemmentse développer qu'à la condition de trouver en abondance dans les substances qu'ils ingèrent des sels susceptibles de se transformer en carbonate de chaux. Et comme leurs conditions de vie ne leur permettent guère de se déplacer, il y avait intérêt à chercher les caractéristiques du milieu dans lequel ils se rencontrent.

Les seuls animaux à coquille que j'ai vus sont :

1° Dans les lagunes, des huîtres, fixées sur les branches des palétuviers, et de nombreux gastropodes,

2 Dans le fleuve Mono, en amont de Missinicondji, et dans la rivière Pendjari, à proximité du gîte d'étape, sur la route Konkobiri-Logobou, des hétéries (1) (ætheria).

3° Dans la région des Tchis, des escargots (Helix).

La présence des animaux à coquille est toute naturelle dans les lagunes saumâtres où le sulfate de calcium, au moins, est abondant.

Il nous est également facile d'expliquer le développement possible des hétéries aux points considérés, puisque, à proximité des deux points précités sont justement des gisements de calcaires.

1. Je dois la détermination de cette espèce à l’obligeance de M. Joubin, professeür de Malacoïogie au Muséum d'Histoire naturelle.

La rivière Pendjari, en aval de Konkobiri, prend le nom caractéristique de Koukouniagaa, ce qui veut dire « rivière des huîtres ».

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