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UTILISATION DES FLEUVES, LAGUNES, LACS ET MARAIS

Un fleuve constitue un retranchement de premier ordre pour les indigènes, d'autant plus que ceux-ci peuvent, au pis aller, chercher un refuge dans leurs embarcations.

C'est ce qui s'est produit chez les Dendis, vivant sur les bords du Niger. Il en est de mème pour les populations du delta de

l'Ouémé — et pour celles vivantau bord des lagunes — qui ont

pu ainsi se soustraire à la domination des Fons.

548 RELATIONS BIOGÉOGRAPHIQUES

infin les lacs (lac Nokoué) etles marais (Lama) ont été utilisés pour l'établissement de villages demeurés indépendants (Tchis, Hollis, Aïzonnous, etc.).

Mais l’utilisation de tous ces accidents naturels est très linitée, car les marais, les lacs et les lagunes sont peu nombreux ; quant aux fleuves, saufle Niger el le bas Ouémé, ils forment des retranchements nuls en saison sèche, puisqu'il n'y à plus d'eau dans leur lit. De plus, leurs débordements pendant l'hivernage rendent l'installation sur leurs rives malaisée et souvent impossible.

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