‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 60 sur 276 · LES · texte numérisé non relu

LES

obliques d'angle sensiblement constant, qui semblent la diviser

en parties inégales. Ce sont des masses coniques ou tronconiques

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d'éboulis, d'une hauteur égale à celle de la falaise, qui déterminent cet aspect assez particulier. On peut les reconnaitre facilement à de grandes distances à cause du soleil vif de ces régions qui donne des ombres portées très fortes.

Naturellement, les variations de composition dans une même masse se traduisent par la mise en relief des grès les plus résistants. Mais, en général, ces variations sont peu sensibles. Les plus nettes sont celles d'Youri et de Bossia. Dans ce dernier cas, le grès supérieur, extrêmement riche en argile, facile à désagréger par conséquent, a une tendance à se former en dôme.

L'allure reste partout semblable pour les grès des autres parties du Niger, sauf sur les bords immédiats du fleuve, où les éboulements ont déterminé des parois abruptes (Gaya).

C'est également avec des parois verticales que se présentent les grès de Gourma, mais pour une autre raison. Cela tient à leur ciment siliceux beaucoup plus résistant : les phénomènes de dissolution se poursuivant fréquemment suivant des directions verticales en même temps’ que les eaux éprouvent une plus grande résistance à façonner la roche suivant une pente régulière. Aussi la falaise, dont la hauteur demeure élevée (jusqu’à 120 mètres), se trouve-t-elle souvent divisée en deux parties: la partie supérieure, réduite à des lambeaux isolés aux parois verticales (offrant l'aspect d'ouvrages imposants, de murs, de piliers ruiniformes), (PI. VIIT, 1) tandis qu'à la partie inférieure, de beaucoup la plus importante, se sont accumulés, en talus considérables, les éboulis provenant du démantellement du sommet.

QUARTZITES

L'effet du ruissellement sur les quartzites est plutôt d’entrainer les particules désagrégées par des actions de dissolution et de mettre en reliefles différentes assises de la roche. Celle-ci est d'ordinaire trop résistante pour que le ruissellement seul puisse contribuer directement à modifier son modelé. Il y a bien une sorte de polissage dû au frottement des particules déplacées par l’eau, mais surtout entrainement des éléments meubles accumulés dans les anfractuosités et dont la disparition peut nuire à la

solidité de la masse. Celle-ci se débite alors suivant les bancs parallèles ou les diaclases (PI. If, 1 : IE, 1 ; VI, 1 et 2).

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