‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 91 sur 276 · ACTION DE L'ONDE RÉFLÉCHIE · texte numérisé non relu

ACTION DE L'ONDE RÉFLÉCHIE

Cette onde réfléchie va nécessairement entrer en conflit avec les ondes directes : elle contribuera ainsi à déterminer de nouveaux phénomènes superficiels.

L'action de l'onde réfléchie est limitée à une certaine zone, parce que sa vitesse et sa masse sont beaucoup moins considérables que celle de l'onde directe. Pratiquement elle ne se fait plus sentir à la hauteur du sommet du bourrelet.

Son influence peut se traduire de deux manières principales. Si l'onde directe et l'onde réfléchie sont identiques, il se produira une interférence, et par suite une exagération du mouvement ondulatoire. Si, comme c'est le cas le plus fréquent, l'onde directe a une force plus grande que l'onde réfléchie, quel que soit son mouvément le plus apparent (ondulatoire ou de translation),

4. Je substitue l'expression volute à celle de brisant qui désigne à la fois un obstacle de fond et, par extension, l’action superficielle qu'il détermine.

2. Vague d’abord, lame puis vague ensuite. Dans le cas où je n'aurai pas à spécifier si la masse liquide est une lame ou une vague, j’emploierai l'expression d’« onde », que le mouvement de propagation soit direct ou réfléchi.

il donne toujours naissance à la surface à un mouvement de translation plus rapide vers la côte. |

En effet, comme les couches superficielles de l'onde directe, normalement plus élevées, ont à passer par-dessus celles de l'onde réfléchie, il se produit une véritable chute d’eau qui détermine évidemment une accélération considérable de la vitesse de déplacement des eaux de surface vers la côte. Cette sorte de chute d'eau est ce que j'appellerai une « volute de plage ».

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