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il sera établi dans son anatomie : ainsi, les veines ascendantes forment la secondine. c’est-à-dire la pie-mère, sans doute pour nourrir le cerveau : de diverses façons pourtant, du fait que les artères seules constituent le réseau admirable à partir duquel se fait immédiatement l’entrée dans le cerveau par la partie inférieure, tandis que ces veines, avant de constituer la secondine, se divisent au-dessus de ladite glande, montent vers le haut et reviennent vers le bas, ce qui étonnait GALIEN (VIII De utilitate particularum).
» Pour sa situation la glande ou conarium s'étend au-dessus des points de départ du canal, disait GALIEN, c'est-à-dire du ventricule moyen qui unit les ventricules antérieur et postérieur. Elle est en effet à l’origine de ce conduit, c’est-à-dire à la partie du ventricule moyen par où il s’unit au premier ventricule, disait HALYABAS. En effet, entre ce ventricule et le premier ventricule, sous eux, se trouve un endroit, c’est-à-dire une partie du cerveau qui est la séparation, c’est-à-dire le lieu où ils se séparent ; et en ce lieu arrivent deux grandes veines qui montent vers le cerveau. C’est ainsi que le sommet de ce corps en forme de pin regarde vers le haut : et là se fait la première séparation des sinus et des veines, disait ALBERT, et là elle se dirige vers le fond; là se complète la suspension des rameaux desdites veines et là s’en tisse un réseau ou secondine qui repose sous le cerveau, et c’est en ce sens qu'il faut comprendre l’avis du Conciliator, qui, en enseignant l’ordre de ce qui se trouve contenu dans la tête disait que derrière le réseau admirable il y à une glande au-dessus de laquelle il y a une lacune sanguine, ainsi que l’avis de ceux qui disaient qu’une glande se trouve entre les parties dures de l'os et l’orifice de la base : celui-ci correspond à un conduit, car la tête du conarium est en rapport avec une partie de cette veine et le reste suit la division des veines qui se divisent à partir de cette veine-là, et ces glandes ne cessent pas d’accompagner les veines tant que celles-ci pendent, ainsi que nous l’avons dit, et quand ces veines reposent au-dessus du Corps du cerveau, début de leur repos, alors seulement cette glande repose, et elle ne va pas plus avant. En effet la glande les accompagne tant qu’elles sont suspendues, d’autre part quand elles sont stabilisées sur le corps du cerveau, leur stabilité a lieu à l’instant même : et cela s’arrête, disait HALYABAS,
» Elle a des rapports avec les veines : elle en est le soutien, c’est à elle que leurs rameaux s'appuient et adhèrent; d’autre part elle remplit l’endroit situé entre les veines et le ventricule, disait ALBERT; elle soutient ces rameaux pour qu'ils ne s’emmêlent pas. (Et ceci est sans aucun doute vrai des rameaux de ces veines qui s’appuient ou se fixent sur un corps de nature glandulaire.) Emplissant l’espace qui est entre eux et soutenant au-dessus d'elles des rameaux de ce genre : il en est de même ordinairement dans les autres ramifications veineuses, disait AVICEN, dans les autres divisions de grosses veines en de très
nombreux petits rameaux placés à côté les uns des autres, par exemple dans la division de la veine porte en huit conduits mésaraïques : en effet la propriété ou la nature propre du vide c’est-à-dire de l’espace qui tombe entre ces rameaux veineux, est qu'il se remplisse de tissu glandulaire et que celui-ci soutienne les rameaux et empêche leur confusion, leur enroulement ou leur rupture, selon l’éventualité des cas. Car il n’a pas alors suffi pour préserver ces veines de cette seule couverture mince, c’està-dire la pie-mère, car à coup sûr, GALIEN la disait d’un tissu lâche et mince (VII De juvamentis membrorum). C’est pourquoi fut placée là une glande pour aider cette couverture, et cette glande se trouvait placée au milieu de ces veines descendantes et elles s’enroulaient au-dessus de la mince couverture ellemême et entouraient la veine même, liées qu’elles étaient avec la couverture même.
» Il y a en outre autour de cette glande une sorte de tissu d’une composition semblable à la secondine, disait AVICEN — (comme le fœtus est contenu dans l’utérus) — et dans ce tissu repose la glande, et de là part une partie de la pie-mère : qui pénètre dans la profondeur du cerveau antérieur.
» Le rôle d'autre part ou l’utilité du conarium est la même, pensent certains, que celle que possède le portier du ventre, comme le dit GALIEN (VIII De utilitate partium, cap. 10) d’empécher le passage de l’estomac à l’instestin grêle, c’est-à-dire la descente des aliments avant digestion. De son côté, cette glande conarium, qui se trouve au point de départ du canal efférent du ventricule moyen au parangemphalide est une sorte de gardien ou de répartiteur de la quantité d'émission, c’est-à-dire des