‹ Contribution à l'étude de la glande pinéale ou épiphyseChapitre 13 sur 71 · AD · texte numérisé non relu

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glande, et qui la percent de tous côtés, n’y vont apparemment que pour se décharger de la sérosité superflue qu’ils contiennent; c'est ce que sa situation auprès de l’entonnoir confirme. Elle marque assez que c’est par cet égout que s'écoule une partie de cette humeur aqueuse qui y a esté séparée, pendant que l’autre partie qui est plus pure, est absorbée par les vaisseaux lymphatiques qui y sont. »

Et il ajoute non sans quelque forfanterie : « Voilà de quoi satisfaire ceux qui demandent à quoy servira la glande pinéale si elle n’est pas le siège de l’âme, avouant tacitement que la meilleure raison qu'ils ayent d’y loger l’âme c’est qu’ils ne scavent quel autre usage lui donner! »

Un peu plus loin nous trouvons deux références pathologiques intéressantes : « Je croy qu'après toutes ces raisons il n'est pas nécessaire de parler de la glande pinéale pétrifiée qu’on trouva dans la tête d’une personne qui avait fort bien fait les principales fonctions animales jusqu’à la fin de sa vie: ny de la glande pinéale pourrie et grosse comme une noix, que j'ay vu tirer à Montpellier de la tête d’une femme qui avait fort bien raisonné jusqu'à sa mort. »

Une pinéale grosse comme une noix, ce serait un record s’il ne s’agissait d’une tumeur, ce que nous ne savons pas. Quant au terme pourrie, il sert sans doute à qualifier une glande kystique, où à grosse lacune centrale, ce qui est si fréquent surtout dans les grosses glandes.

Plus loin, dans son chapitre V, il donne une manière de disséquer la région épiphysaire qui montre qu'il en connaît bien l’anatomie.

Mais ce que DUNCAN nous offre de plus curieux, c’est sa façon de comprendre l’embryologie de la glande pinéale. — C’est assez Cocasse pour mériter la citation (1) : « Après avoir considéré la matière céphalique en chemin, considérons la dans son terme et voyons ce qui lui arrive lorsqu'elle est parvenue à l'endroit où elle doit composer le cerveau. Pour cet effet, il faut supposer qu'elle est un corps hétérogène composé de quatre sortes de parties, qui étaient empêchées de continuer leur

(1) Discours de la formation du cerveau et des nerfs, p. 406,

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