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elle présente quelque ressemblance avec le pénis, ils lui donnèrent le nom de pénis ».
Comme on le voit, il ne manque rien.
€ Or, comme la nature ne fait rien par hasard, il convient de rechercher le dessein, et l’usage de toutes ces parties.
«Usage de la glande : La glande pinéale que les Grecs appellent conarium à pour but de fermer l’ouverture dans la Systole du cerveau, afin que, lorsque l'esprit animal après avoir quitté le troisième ventricule aura pénétré dans le quatrième il ne puisse retourner à nouveau dans le troisième. Quant aux testicules et aux fesses, leur office est de pousser la glande pour fermer le trou...
» Dans cette contraction du cerveau, et la glande et les éminences, tantôt les plus petites, tantôt les plus grandes, sont faites et placées avec un tel art qu'elles ouvrent le trou et permettent à l'esprit de passer du troisième ventricule dans le quatrième. »
Il compare le jeu du cerveau à celui du cœur et la pinéale aux valvules, puis : « Or dans ce mouvement du cerveau appelé dyastole, tandis qu'il se dilate plus largement et s'ouvre, il attire et fait venir l’esprit vital des artères, des tissus, et Pair des narines.. Tel me semble être l'office de la glande et des éminences puisque la nature ne fait rien en vain ».
Dionis (1), après un aperçu sur l’anatomie de la glande, signale qu'il a trouvé une petite pierre, et à ce propos il rappelle que SYLVIUS y a souvent décelé des grains de sable, et, une fois entre autres, une petite pierre ronde qui occupait plus de la moitié de la glande.
« Elle est attachée, dit-il, de chaque côté, à la partie postérieure du lacis choroïde, par un petit cordon; quelques-uns
(1) Droxis Pierre, né à Paris, fut un des plus grands chirurgiens du xvire siècle. I1 fut nommé par Louis XIV premier titulaire de la chaire d’anatomie et de chirurgie du Jardin du Roi.
L'anatomie de l'homme suivant la circulation du sang et les dernières découvertes, démontrée au Jardin royal, par M. Dronis, premier chirurgien de Mme la Dauphine, chirurgien ordinaire de la feue reine et juré à Paris. À Paris, chez Laurent d’Houry, rue Saint-Jacques, devant la fontaine Saint-Séverin au Saint-Esprit, 1690.
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veulent que ce petit cordon soit un nerf qui accompagne le nerf pathétique qui va aux muscles des yeux. »
Au sujet de l’opinion de DESCARTES, il déclare qu'il ne se donnera pas la peine de la réfuter, car il ne saurait mieux faire que M. Duncax qu'il cite, et il continue :
« D’autres ajoutent que plus on a cette glande petite, plus on a l’esprit vif, parce qu’un petit corps est plus aisé à remuer qu'un gros; et qu'étant le tamis par où passe l’esprit animal, les pores étant fort étroits, il n’en passe que le plus subtil : Il en est de même, disent-ils, des trous d’un tamis avec lequel on passe la farine, plus ils sont petits, et plus elle est fine; c’est pourquoi on voit l’homme qui a les autres parties du cerveau plus grandes que les bêtes, à proportion du reste du corps, a la glande pinéale plus petite. »
L'usage de la glande pinéale est de séparer et de filtrer, comme les autres glandes, quelque liqueur pour la verser dans les ventricules du cerveau.
Il dit en outre (p. 389) : « On a nommé la glande pinéale Virga, l’ouverture du conduit qui va à l’entonnoir vulva, l'entrée qui va au quatrième ventricule anus, les protubérences orbiculaires nates et les épiphyses des protubérences orbiculaires testes. »
RIDLEY (1) nous donne d’intéressants renseignements pour l’époque et fait expressément de la glande pinéale un ganglion lymphatique : « Mais à côté de cette sorte de vaisseaux il y en a d’autres, c’est-à-dire des canaux lymphatiques que j'ai découverts dans le cerveau d’un corps d’étranglé, et que je montrai alors à plusieurs personnes présentes, formant des ramifications dans le réseau des vaisseaux et des glandes de cette partie. »
«Cette observation étant ajoutée à celle du grand anatomiste Anthony Mucx qui, dans ce curieux écrit appelé Adenographia, dit qu’il en a vu un sortir de la glande pinéale, et que son ami un autre anatomiste qu'il ne nomme pas... (BopivoL), lui a fait savoir qu'il en avait vu un autre assez près de l’endroit en question, peut constituer une autorité suffisante pour montrer
(1) H. RipLey, savant anatomiste anglais, né vers la fin du xvrre siècle et mort en 1750. The anatomy of the brain, H. Riprey. London, Sam. Smith, 1695.
qu’existent vraiment de ces vaisseaux qui jusqu'alors restaient en question, dans le cerveau aussi bien que dans les autres parties du corps.
» Dans le cerveau hydropique d’un enfant scrofuleux, je l’ai vue gonflée jusqu’à trois fois son volume normal et à cause de la quantité de lymphe gélatineuse qu’elle contenait, tout à fait transparente. Il parait donc évident que cette partie est une simple glande et d’après ce qui a été dit auparavant conforme à ce qui à été observé sur ce cerveau hydropique, d'espèce lymphatique, et est en conséquence une partie très mal faite pour être le réceptacle des esprits animaux comme le fait VIEUSSENS, et bien plus encore pour être le lieu où résiderait l’âme selon DES CHARTES.
» Il est vrai qu'il y a deux lignes médullaires sortant apparemment des deux racinès du fornix s'étendant en longueur sur les couches optiques jusqu’à cette glande, appelées par VIEUSSENS : Tractus medullaris nervorum opticorum thalamis interjectus, comme s'il n’y en avait qu’un, et est ainsi représentée par lui Tab. 7 bb. Mais en réalité c’est deux, un de chaque côté; vers cet endroit ils pénètrent, et par une sorte de canal courbe transversal (appelé par ce même auteur Tractus medullaris natibus antepositus) se réunissent, comme il l’a bien observé. C’est sans doute ce qui a causé l’erreur de DES CHARTES, comme l’a pensé justement Wiczis (dont la philosophie sublime et très justement admirée eut certainement été beaucoup plus utile s’il s'était davantage adonné à la dissection et moins à l’invisible) et VIEUSSENS aussi (avec qui s'accordent dans la même erreur MURALTUS et WILLIS) car si on examine plus soigneusement (ainsi qu'il à été rendu évident sur le cerveau cité plus haut) on s’apercevra qu'aucune partie de ce canal si près qu'il se trouve de la glande ne la suit en aucune manière. Fe Docteur WHARTON à aussi fait erreur sur ces lignes médullaires, les plaçant parmi les nerfs et leur attribuant la même utilité irrationnelle qu’il attribue aux nerfs dans les autres parties du corps, c’est-à-dire de séparer une humeur superflue des couches optiques (cruca medulla oblongata ou thalami nervorum opticorum, ce qui est la même partie, simplement la partie supérieure du cerveau sous un autre nom) qu’il suppose être le commune sensorium.
» Elle a des artères et des veines de même que les autres glandes, les veines se terminent dans le quatrième sinus comme le peuvent les canaux lymphatiques quand ils sont visibles. »
Est-ce le fait de la compression due à la strangulation qui, provoquant une stase prolongée dans la tête, permit à RIDLEY de déceler des vaisseaux lymphatiques dans le cerveau et (Muck et Bopivor) d’en signaler comme provenant de la pinéale elle-même ?
BEssE (1) nous parle d’un « corps glanduleux de la figure à peu près d’un pignon, soutenu par deux vaisseaux et qui répond à un conduit qui aboutit à la troisième cavité; il est naturel de penser qu'il est en partie la source de l’humeur susdite » (humeur qui arrose les ventricules, filtrée par les plexus choroïdes).
Pour lui, la glande pinéale n’a pas uniquement un rôle passif, mais c’est une véritable glande, et même fort active.
Joseph DE LA CHARRIÈRE (2) nous donne une description anatomique suffisante et banale. Il ne lui reconnait cependant comme attaches que les freins antérieurs et, en arrière, des dépendances des plexus choroïdes qui la fixeraient aux nates. II omet le pédicule, et signale qu’on l’a souvent trouvée remplie de petites pierres.
Dans son chapitre X XVI : « Du siège de l’âme, de ses facultés, de ses principales passions », il réfute DESCARTES, et n’a, lui non plus, aucun mal; ses arguments sont les plus habituels, et il nous dit fort justement : «Il serait à souhaiter que l’opinion de monsieur DESCARTES fut aussi raisonnable qu’elle est ingénieuse. »
De LA CHARRIÈRE s’indigne (p. 155) de ce qu’on ait utilisé des noms comme testes, vulvis, anus et pénis pour désigner la plus noble partie de l’homme, véritable « déréglement » de celui qui s’en est le premier servi. |
(1) Jean DE BEssE, né à Peyrusse-en-Rouergue, dates de naissance et de mort inconnues. Recherche analytique de la structure des parties du corps humain où l’on explique leur ressort, leur jeu et leur usage. Toulouse, 1700, p. 191.
(2) Joseph DE LA CHARRIÈRE, né à Annecy, vers le milieu du xvrr® siècle. Anatomie nouvelle de la Tête de l’homme et de ses dépendances avec l'usage de ses parties suivant leur structure et la physique moderne par J oseph de la Charrière, médecin chirurgien. A Paris, chez la veuve de Daniel Hortemels, rue Saint- Jacques, 1703. Chapitre XXV : Du cerveau.
Puis il passe à l’utilité de la glande pinéale (p.184) et nous allons prendre connaissance d’une hypothèse aussi curieuse qu'inattendue sur les causes de l’épilepsie :
«Je dis en passant au sujet de cette glande, qu’on y verrait plutôt renfermer la cause immédiate de l’épilepsie, que d’y placer le siège de l’âme; car comme on la trouve assez souvent remplie de pierres, il y a apparence que l’humeur qu’elle filtre est d’une nature urineuse et que selon les différentes altérations qu'elle y reçoit. elle y fait des obstructions et suinte ensuite dans le conduit de communication qui va du quatrième ventricule au troisième, au-dessus duquel cette glande est située, de sorte que cette liqueur pétrifiante qui se mêle dans le troisième ventricule, avec les eaux qui coulent par un petit trou qui est à la base, est capable de la fixer, ou du moins de causer des obstructions dans l’entonnoir, ou dans la glande pituitaire; le passage des eaux étant ainsi bouché il faut nécessairement qu’elles regorgent des ventricules, qu’elles abreuvent tous les nerfs qui sortent de la moelle allongée et qu’elles causent ces funestes changements qui troublent toutes nos fonctions dans le paroxysme de l’épilepsie.
L’intermission de cette maladie vient de ce que le sang et les esprits qui sont dans une agitation extraordinaire dans le cerveau dissipent par leurs mouvements irréguliers toutes les obstructions qui s'étaient formées dans la glande pinéale, dans l’entonnoir ou dans la glande pituitaire en exprimant leurs conduits, et qu'ils rétablissent les fonctions animales qui étaient comme abolies... » (suivent quelques analogies curieuses avec les fièvres intermittentes).
« Nous devons conjecturer que dans l’épilepsie, le temps qu’il y a d’une période de cette maladie à l’autre, provient des différents changements que cette humeur acre reçoit en passant par la glande pinéale suivant que les dispositions qu’elle y trouve la rendent plus ou moins propre à la coagulation. »
Duverney (1) dit : « On voit... une glande appelée pinéale ou conarium à raison de sa figure. Elle tient par sa base à la
(1) DuvERNEY, né à Feurs-en-Forez, en 1648, mort en 1730. Anatomiste très éloquent et très versé dans l’anatomie comparée, nommé Professeur d’anatomie au Jardin royal en 1679. Œuvres anatomiques, Paris, 1761, 2 vol. in-4°, publiés par SENAC son disciple et ami.
moelle par un petit cordon blanc qui passe d’une des couches optiques à l’autre, elle est pour l'ordinaire de la grosseur d’un pois, sa substance est molle, spongieuse, parsemée de petits graviers. Elle est embrassée et entourée des plexus choroïdes.… Elle est liée et comme garrottée par toutes les veines qui rapportent le sang, du lacis choroïde et qui vont se décharger dans le quatrième sinus.
« On serait sans doute surpris si je ne disais pas un mot du siège de l’âme. Si je pouvais me dispenser d’entrer dans cette matière, je le ferais avec plaisir car c’est comme l’écueil de la philosophie et de l’anatomie modernes » (1).
Il cite les anciens et leurs raisons. Il les réfute en disant que ce ne sont que des productions ingénieuses de l'imagination.
Il en arrive à DESCARTES : « Comme ce système a toujours fait beaucoup de bruit et qu’il est encore chéri de tous ceux qui aiment la philosophie moderne, il est bon de l’examiner. » Il le refute (2) sans peine et cite le système de WILLIS comme ayant fait le plus de bruit après celui de DESCARTES.
LE Camus (3) s’occupant du siège de l’âme cite diverses opinions : ARISTOTE, PLATON, HÉROPHILE, PROXAGORE, CHRY- SIPE, les péripatéticiens en général la placent dans le cœur, car Qil n’y a pas de sang dans le cerveau », et seules les parties qui ont du sang peuvent sentir. Van HELMONT (4) la place dans le cardia qui est central : «C’est le centre de l’âme comme la racine dans les végétaux est le centre de la vie. » Il donne aussi comme raison ses sensations après avoir absorbé un poison : du Napel (aconit?). Plus rien ne se passait dans sa tête mais tout dans ses entrailles.
(1) On voit comme la pinéale tenait une grande place dans les préoccupations de l’époque.
(2) I1 semble bien que DESCARTES n'ait eu que peu de partisans, mais que tout le monde avait un grand respect pour sa personnalité.
(3) Antoine Le Camus, né et mort à Paris (1722-1772). Médecine de l'esprit, Paris, 1769.
(4) J. B. Vax HELMOxT. Ortus medicinæ id est. Amsterdam, Elzévir, 1648, in-40,
Haasro (1) nous signale la glande pinéale comme un petit corps semblable par sa grandeur et sa forme à une lentille et parfois partiellement induré, puis il nous donne un peu plus de détails que les autres sur ses attaches : « En bas elle envoie deux faisceaux médullaires vers les thalamus des nerfs optiques, elle est souvent rattachée à la commissure postérieure par la membrane médullaire placée entre ses faisceaux médullaires, qui descend de la base de la glande vers la commissure. »
Quant au célèbre DESCARTES, dont le point de vue est « purement idéal et gratuit », il le réfute en citant à l’appui STENON et SYLVIUS.
F. J. GALL et G. SPURZHEIM (2) font de la glande pinéale un ganglion (nerveux?) « La glande pinéale, dans laquelle l’on avait jadis placé le trône de l’âme, et pour laquelle plusieurs anatomistes paraissent encore pénétrés d’une haute considération, n’est qu'un ganglion vraisemblablement affecté aux bandes transversales. »
Pourtant un peu plus loin, ils déclarent ignorer les fonctions de la glande pinéale ainsi que de beaucoup d’autres parties du cerveau.
Vice D’AzYR (3) décrit et figure la pinéale et ses annexes d’une façon parfaite chez l’homme et dès la préface de son ouvrage, M. MorEaAU fait justice des hypothèses cartésiennes et autres sur le siège de l’âme.
I] nous dit par contre : « La glande pinéale des quadrupèdes est plus allongée et plus dure, ses pédoncules sont plus exprimés ». On voit qu'il ne les a pas toutes connues!
Pour lui : « Elle est en grande partie composée de substance grise; c’est vers sa base que l’on trouve souvent de petites concrétions calculeuses. »
Nous verrons qu’au contraire c’est surtout vers le sommet (p. 170, fig. 79).
(1) Haasro Johann-Gottlob. Anatomiste distingué, né à Leipzig, en 1739, mort en 1801 ou 1811. Professeur à la Faculté de médecine de Leipzig. Cerebri nervorumque corporis humani anatome. Lipsiæ, 1781.
(2) Recherches sur le système nerveux en général et sur celui du cerveau en particulier, Paris, 1809.
. (3) Paris, 1813.
Il se trompe encore quand il écrit : « Ne pourrait-on pas dire qu'en supprimant dans le cerveau les grands hémisphères.…. la glande pinéale et ses pédoncules, le cerveau de l’homme serait le même que celui des poissons et des amphibies.
TIEDEMANN (1) à bien suivi le développement de l’épiphyse chez le fœtus humain : « Chez le fœtus humain au troisième mois, je n’ai pas trouvé la glande pinéale non plus que ses pédicules.…
» Au quatrième mois, du bord interne des couches optiques, s'élèvent les pédicules extrêmement minces et mous de la glande pinéale qui s’unissent ensemble à la partie supérieure et forment ainsi la glande elle-même; celle-ci est encore très petite, arrondie et aplatie…
» Au septième mois... c’est un petit corps mou, arrondi, aplati, dans lequel on ne découvre aucune trace de sablon.…
» Au neuvième mois... c’est un corps allongé, aplati et mollasse dans lequel je ne pus découvrir aucune trace de sablon. »
On peut appliquer aux animaux cette évolution fœtale de la glande pinéale, mais il semble que, chez le veau par exemple (gestation de neuf mois) elle apparaisse un peu plus tôt.
TTEDEMANN déclare que la pinéale de fœtus est formée d’un tissu si mou qu'on ne peut en étudier la structure (voir fgpol, p. 149).
Dans ses préliminaires qui sont une très belle étude philosophique il discute longuement de la question du siège de l'âme et réfute toutes les opinions antérieures.
Il donne d’abondants renseignements (souvent erronés) sur la glande pinéale. Nous n’en citerons malheureusement que quelques passages, suffisants cependant pour montrer que Kxup H. KRABBE à eu un précurseur
« Les Poissons n’en ont pas, mais HALLER prétend l’avoir aperçue dans la carpe et la tanche, CAMPER ne l’a observée ni dans le cabillaud, ni dans l’aiglefin, ni dans le brochet.
» Les Reptiles en ont une, je l’ai aperçue dans le caret, le dragon, le lézard des murailles, et la couleuvre à collier. — Elle
(1) F. TrEDEMANX (Prof. à l'Univers. de Heidelberg). Anatomie du cerveau contenant l'histoire de son développement dans le fœtus avec une exposition comparative de sa structure dans les animaux, Traduction Jourdan, Paris, 1823,
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est située immédiatement derrière les hémisphères cérébraux comme un petit corps arrondi et mollasse. Ses pédicules qui sont très déliés, naissent manifestement comme chez l’homme, de la face supérieure des renflements des pédoncules cérébraux situés au-devant des tubercules quadrijumeaux. Ces deux pédicules s’unissent en arrière et forment une petite masse, qui est la glande pinéale. Celle-ci se rencontre pareillement chez les oiseaux, auxquels HALLER à eu tort de la refuser quoique BoRRIS et HARDER l’eussent déjà trouvée dans l’aigle et PERRAULT dans l’autruche.
» VICQ D’AZYR, MALACARNE et CUVIER l’ont aussi observée ches les oiseaux.
» Elle est placée derrière les hémisphères cérébraux, immédiatement sous la pie-mère, à laquelle l’unissent quelques liens vasculaires et elle a la forme d’un petit corps allongé ou pyramidal dont les pédicules proviennent de la face supérieure et du bord interne des renflements des pédoncules cérébraux.
» Comme on la trouve toujours chez les reptiles et les oiseaux au-devant de ces renflements et non au-devant des tubercules quadrijumeaux, c’est une nouvelle preuve de l'erreur dans laquelle sont tombés les anatomistes qui ont regardé comme les analogues des couches optiques de l’homme, les protubérances creuses d’où naissent les nerfs optiques chez ces animaux.
» Pas de concrétions chez les oiseaux, ni chez les Reptiles.
» Chez les mammifères, elle varie beaucoup quant à son volume, sa forme et sa structure.
» Très petite et arrondie chez les carnassiers (Chien, Renard. Chat, Martre, etc.), volumineuse, oblongue et presque conique chez quelques rongeurs (Castor, Marmotte), petite et arrondie chez d’autres (Lapin, Lièvre).
» Son volume est beaucoup plus grand proportionnellement à celui du cerveau chez les ruminants que chez l’homme; ronde chez la Brebis; allongée, cylindrique chez le Bœuf; cordiforme chez le Cerf et la Biche; très grosse, oblongue et fort dure chez le Cheval; très volumineuse chez le Cochon. allongée et un peu plus épaisse au centre qu'aux extrémités.
» Dans tous les mammifères ses pédicules médullaires naissent de la face supérieure des couches optiques, et en même temps.
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des nates. Ils sont unis ensemble par la masse d’un gris rougeâtre qui constitue le corps de la glande.
» Celle-ci est creuse dans le Cerf. la Biche et la Brebis, ainsi que Vice D’AZYR en a déjà fait la remarque.
» Je n'ai jamais trouvé de concrétions dans aucun mammifère, pas plus que MM. WEnzEL. Cependant M. SOEMMERRING en a rencontré dans le Daim et MALACARNE dans la Chèvre.
» GALL (p. 222) regarde la glande pinéale comme un ganglion d’où naissent des cordons nerveux ou médullaires. Je serais plus disposé à voir en elle une commissure des deux couches optiques, fortifiée ou accrue par un dépôt de substance grise, dans laquelle se répandent des vaisseaux sanguins nombreux. »
Un certain nombre d'erreurs de TIEDEMANN viennent de ce qu'il n’a pas eu un nombre suffisant d'exemplaires de pinéales des différents animaux dont il parle. Il a généralisé sur l’examen d’un cas. Par exemple en ce qui concerne le volume relatif de l’épiphyse des ruminants, du Porc, la cavité centrale de celle de la brebis, et l'absence des concrétions. Sur ce dernier point, MALACARNE nous apprend qu'il peut en exister chez la Chèvre. Nous n'en avons jamais trouvé.