‹ Contribution à l'étude de la glande pinéale ou épiphyseChapitre 18 sur 71 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

Fi1G. 5. — Encéphale de Mouton ouvert par sa face supérieure. Le corps calleux a été incisé longitudinalement et la glande pinéale débarrassée de ses connexions vasculaires et méningées. — Grandeur naturelle.

Cette figure ainsi que les coupes qui suivent sont dessinées d’après nature sur des pièces formolées.

1, Septum lucidum.

2, Couches optiques.

3, Freins de la glande pinéale.

4, Glande pinéale.

5, Tubercules quadrijumeaux postérieurs.

6, Ventricule latéral.

7, Corps calleux.

8, Ouverture de l’aqueduc de Sylvius.

9, Tubercules quadrijumeaux antérieurs.

10, Cervelet.

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fœtus et chez les jeunes, les freins semblent relativement plus gros que chez les adultes, plus blancs que la substance nerveuse voisine. Chez les très jeunes sujets, les attaches sont plus solides que la glande elle-même qui, souvent, se rompt en son milieu lorsqu'on tire sur les méninges qui y sont adhérentes.

Dans certains cas, la glande peut se mouvoir un peu autour de sa double charnière, mais ses mouvements sont toujours très limités par l’emprise des vaisseaux et des méninges. Elle ne saurait. donc jouer un rôle de soupape pour l’aqueduc de SYLVIUS, d'autant plus que, comme nous le verrons, elle est souvent beaucoup trop petite.

C’est avec la pie-mère, que la pinéale, surtout par son sommet, a ses attaches les plus solides. C’est pourquoi il arrive souvent que sur des cerveaux frais, en tirant un peu sur les méninges, on ramène à la fois les plexus choroïdes et la pinéale dont on a rompu les fragiles attaches avec le névraxe.

En arrière et en dessous, la glande pinéale est recouverte par le feuillet réfléchi de la pie-mère cérébelleuse auquel elle adhère toujours plus ou moins.

En avant, sur les côtés et en haut, elle contracte des rapports étroits avec cette partie de la pie-mère qu’on nomme la toile choroïdienne et qui, soutenant la grande veine de GALIEN et ses ramifications, conditionne la direction de la glande qu’elle suspend en quelque sorte, la pointe dirigée en haut et en arrière.

La toile choroïdienne et la face supérieure de la pinéale limitent un cul-de-sac assez profond nommé par REICHERT, Recessus suprapinéalis (fig. 7 et 67).

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