ALORS
En abscisse : Poids des glandes en
grammes.
005 ol0 o15 020 095 030 035 o40 045 0,50 0.55 060 065 010 075 080
celle du mode (1), de plus elle s’étend davantage du côté des gros poids, tandis que les petites glandes sont très supérieures en nombre.
B. Bœuf. — Nous sommes en présence d’une courbe presque identique à la précédente. Si elle s’étend davantage du côté des gros poids, c’est que le plus grand nombre de glandes récoltées à augmenté les chances d’en rencontrer de grosses. Le mode est un peu plus éloigné de ia ligne de moyenne.
C. Vache. — L’allure générale de la courbe est très semblable à celle des deux autres.
Ce que nous constatons en somme, c’est que le sexe et la castration n’influent guère sur les variations de volume de l’'épiphyse.
Dans les trois cas, on note que les chances de variation en dehors de la moyenne sont beaucoup plus nombreuses en moins qu’en plus. C’est surtout très net pour la vache. La raison en
(1) Le mode est l’ordonnée correspondant à la plus grande fréquence.
EC Le
est peut-être que le pourcentage des sujets âgés et épuisés est plus grand pour les femelles, qu’on exploite beaucoup plus longtemps et qui viennent par conséquent se faire abattre tardivement.
Nous sommes donc en présence d’un organe de forme indéfinissable, tant elle est variable d’un individu à l’autre, dont le poids peut osciller entre 1 et 20, sans qu'il soit possible d'établir un lien entre ces variations et un facteur quelconque appréciable sur l’animal.
Voilà qui semble bien particulier à l’épiphyse et cette considération n’est peut-être pas sans intérêt au point de vue de la physiologie, du rôle, de l’activité utile de cette petite glande.
Ch. FRANCOTTE qui a bien étudié l’appareil pariéto-épiphysaire de l’Orvet déclare (avec PRENANT) avoir été frappé par son extrême variabilité.
Il n’a plus, pour lui, d'anatomie fixe, et même au point de vue structural, il se montre rarement identique à lui-même, chez deux sujets différents, même s’ils descendent l’un de l’autre ou sont proches parents.
Cette variabilité proviendrait selon lui du fait que l'organe n'est plus soutenu dans sa stabilité anatomique par un rôle physiologique bien établi, et traduirait une suite de régressions organiques prenant leur origine dans la nécessité de faire disparaître un organe qui n’a plus de fonction.
On serait justifié à en dire autant de la glande pinéale des vertébrés, à tous points de vue, surtout à partir d’un certain âge qui devance presque toujours celui de la puberté, âge à partir duquel il semble bien qu’elle doive s’éliminer faute d'usage.
La glande des jeunes, plus grosse, plus active, est beaucoup moins variable, bien que nous l’ayons vue différente même chez des jumeaux.
La structure du type jeune dure un temps impossible à fixer avec certitude. Tandis que chez des animaux encore à la mamelle la pinéale a déjà revêtu l'aspect histologique qu’on rencontre chez l'adulte, de vieux animaux nous montrent. éparses dans une gliose, une sclérose, une calculose plus ou moins avancées, les figures cytologiques et structurales que nous allons décrire comme caractérisant la phase active du jeune âge de l’épiphyse,
Il est vrai qu’on peut en dire autant du thymus, qui lui aussi doit s’éliminer et commence à le faire à partir-du sevrage. Nombreux pourtant sont les Veaux, les Agneaux, les Chevreaux, dont les «ris » (thymus) sont déjà durs et réduits, tandis qu’on trouve chez des femelles s'étant déjà reproduites ou chez de jeunes mâles pubères sinon adultes, des thymus encore volumineux (1).
Les pesées, opérées sur des centaines de pinéales nous ont permis de donner les moyennes suivantes :
VAR nus à 0 g. 2166 AUTOUR ee à es 0 g. 2230 ÉCRAN A Cie En ee ETS due à 0 g. 2350
Il semble donc que la pinéale du castrat soit, en moyenne et en opérant sur un grand nombre de glandes, un peu plus lourde que celle du mâle, laquelle serait également un peu plus lourde que celle de la femelle (2).
Chez les jeunes, n'ayant pas encore atteint leur taille d’adulte, l’épiphyse est plus grosse par rapport au corps que chez les animaux âgés.
Sur une récolte de 85 glandes, le volume moyen a été de 0 cm 191 et la densité de 1,0665.
Les variations de forme de l’organe ne proviennent nullement de modifications survenant au cours de la vie des individus, car nous pouvons faire les mêmes constatations chez les jeunes, les Veaux, et même chez les fœtus; quant au poids, il est beaucoup moins variable chez les jeunes.
(1) Il faut dire aussi que le thymus n’est peut-être pas un organe à rôle uniquement secrétoire.
On n’a jamais tenu assez grand compte à notre avis, dans l’étude physiologique du thymus, de la rapidité avec laquelle cet organe change d’aspect, et diminue de volume quand on sépare le petit de la mère et qu’on le prive brusquement de son régime lacté. En 24 heures, 48 heures, le thymus fond littéralement comme si l’animal l'utilisait, s’en nourrissait en le résorbant. Le thymus n'est-il pas surtout une réserve nutritive destinée à pallier certaines déficiences du régime, comme le fait le foie à l'égard du fer, par exemple ?
(2) Chez le lapin, la thyroïde, les capsules surrénales sont plus lourdes chez la femelle que chez le mâle. (H. Icovesco, Soc. Biol., 18 oct. 1913). On voit qu'on ne saurait être aussi affirmatif pour la pinéale,