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Riale. Ce dernier proposait de déceler l’acide glycuronique à l’état de sel de cinchonine.
Tous ces procédés physiques, il faut le dire, ont été peu employés et bien vite détrônés par les méthodes chimiques.
Il n’y avait pas eu, durant longtemps de méthodes pratiques de recherche. Celles que nous allons décrire constituaient donc un important progrès, malgré les critiques que nous devrons leur adresser.
Dans l’ordre chronologique la première technique chimique en date est celle de Tollens et Rorive. Elle est simple et on l’employait en premier lieu. Voici en quoi elle consiste essentiellement : « Mélanger 5 cc. d'urine avec 5 ce. d'acide chlorhydrique (D — 1,19) et 1/2 cc. de la solution de naphto-résorcine à 1/100. Chauffer à l’ébullition pendant une minute. Laisser reposer pendant 4 minutes, refroidir rapidement, puis ajouter 100 cc. d’éther sulfurique. En présence d’acide slycuronique, la couche d’éther se colore en violet et présente au spectroscope une bande située sur la ligne D ».
A cette première méthode basée sur l'emploi de la naphto-résorcine (ou dioxy-naphtaline), des critiques et des objections ont été faites. Bernier y a apporté des modifications. En effet, la présence de certains corps, entre autres de l’indoxyle, influe sur la réaction qu’elle fausse parfois. D’où l’idée de déféquer l’urine pour éliminer l’indoxyle.
| Réglementée par Grimbert et Bernier, cette méthode, dite méthode au mercure, se pratique de la façon suivante : « On prend 10 em d'urine; on y verse 5 cm3 d’une solution aqueuse d’acétate mercurique saturée
à froid. On filtre; on reprend 5 cm3 du liquide clair
| Qt ss
qui passe; on les verse dans un tube à essai; on ajoute 1/2 cm3 d’une solution alcoolique de naphto-résorcine à 1 p. 100, puis 5 em d’HCI pur. On chauffe 15 minutes au bain-marie bouillant; on refroidit vivement dans un courant d’eau et on agite le mélange avec 10 cm3 d’éther. Ce liquide, quand Furine contient de l'acide glycuronique, prend une belle coloration violette; dans les cas négatifs il est coloré en jaune ou en rose. Enfin, dans certains cas, il a une teinte rouge dont il est plus difficile de déterminer la valeur ».
Bien que la technique de Grimbert et Bernier fût un progrès, elle comportait cependant encore des causes d'erreurs. Si la réaction était positive, il n'y avait qu’à considérer le résultat comme acquis. Mais si elle était négative ou simplement douteuse, on ne pouvait pas sûrement conclure. Toujours des corps réducteurs pouvaient s'opposer à la formation du composé violet. On a remarqué que la simple adjonction à de lurine normale d’une trace d'essence de cannelle ou de chioroforme empêchait la coloration violette. A sa place on obtenait une teinte jaune, d’où erreur. D’autres causes asusi influaient: par exemple l'emploi
pour la réaction ci-dessus d'HCI où d'alcool impur. Enfin, on se rendit compte de l'influence pertubatrice du glycose.
Pour toutes ces raisons, la technique de Tollens fut une seconde fois modifiée par Roger qui créa le procédé qui porte son nom, ou méthode au plomb. Cette méthode consiste dans les opérations suivantes :
&« Dans le tube d’un centrifugeur, on verse 5 cc. de
RUES Ê l'urine à examiner. On ajoute 0 ce. 2 d’ammoniaque,