‹ Contribution à l'étude de la glycuronurie: dans l'insuffisance hépatiqueChapitre 15 sur 26 · RON · texte numérisé non relu

RON

puis 2 cc. de la solution commerciale de sous-acétate de plomb (extrait de Saturne). Il se fait un abondant précipité qui renferme la totalité de l’acide glycuronique. On complète le tube avec de l’eau distillée contenant 1 p. 100 d’ammoniaque. On centrifuge, on décante et on lave à deux reprises avec de l’eau ammoniacale. Le précipité est délayé dans 5 cc. d’eau distillée et la bouillie blanche ainsi obtenue est versée dans un tube à expérience. On ajoute 1/2 cc. de la solution alcoolique de naphto-résorcine à 1 p. 100. Pour entraîner le dépôt qui reste sur les parois du tube centrifugeur, on y verse 5 cc. d'HCI pur. On reverse dans le tube à expérience et on porte celui-ci au bain-marie à eau bouillante. Il faut éviter que les tubes touchent les parois du bain-marie; il y aurait surchauffe locale et ensuite altération de la coloration violette finale. Au bout d’un quart d’heure, on reprend le tube, on le refroidit sous un ‘courant d’eau et on agite le liquide avec 10 cc. d’éther. Après repos, l’éther se sépare coloré en violet plus ou moins foncé si l’urine contient de l’acide glycuronique ».

Comme on le voit, la technique de Roger est plus compliquée, mais aussi elle est plus exacte. On a recommandé son emploi quand les urines renferment des substances réductrices en quantité élevée.

Les méthodes de recherche qualitative ont surtout été utilisées, mais on a eu aussi recours à la recherche quantitative. Caille s’est occupé de cette question. Il a opéré par colorimétrie à l’aide d’une gamme étalon faite avec du rouge neutre R. A. L. et du violet

de gentiane en dilutions convenables.

D'autres techniques ont été données. Citons celles de Gunther, de Chalmot et Tollens, de Bernier, de Neuberg et Neimann, de Médigraceanu.

Mais il faut convenir que souvent les résultats auxquels on aboutit, du moins avec certaines de ces techniques, ne sont pas précis; tout au plus fournissent-ils une indication approximative du taux glycuronique; enfin, nous verrons à la fin du quatrième chapitre que la technique actuellement suivie rend les dosages impossibles : car la coloration varie en particulier avec le temps d’ébullition et la qualité de la naphto-résorcine.

Le cadre modeste de notre thèse ne nous permet pas du reste la description longue et précise des techniques de dosage proposées par les différents auteurs. Disons seulement que la méthode de Caïille semble être une des plus sûres en même temps que son application en clinique a été une des plus usitées, parce que relevant d’un procédé pratique.

Mais nous venons de dire qu'aujourd'hui le dosage n'est pas possible avec la technique nouvelle dont nous parlerons, ce qui, à notre point de vue, fait perdre beaucoup de son intérêt à la recherche quantitative. Aussi bien le sujet que nous traitons n’a-t-il pas avec celle-ci de rapport direct. Notre but est seulement de montrer que l'absence d'acide glycuronique dans l'urine ne saurait être considérée comme l’indice d’une altération profonde du foie; qu'avec une technique nouvelle appropriée on décèle toujours la présence de cet acide; qu'avec la seule méthode de

Roger, pourtant imparfaite, on arrive fréquemment à

Page 1