EN RÉSUMÉ
Deux théories sont en présence sur cette question du virus syphilitique :
1° La théorie de dualité de MM. Levaditi et A. Marie. Il y a deux races distinctes de tréponèmes, l’une dermotrope, l’autre neurotrope, présentant chacune des caractères spéciaux, une affinité spéciale, comportant un pronostic différent ;
2° La théorie uniciste qui reconnaît plus de partisans ef dont le principal défenseur est le professeur Sicard. Pour ceux-ci, le tréponème de la syphilis est un, toujours le même pour les différentes manifestations cliniques, comme le bacille tuberculeux et généralement la majorité des agents infectieux.
Nous ne reviendrons pas sur les arguments des deux partis ni leur discussion.
Quels sont les faits apportés dans ce travail :
a) la syphilis conjugale existe comme une entité ; à conditions égales de terrain et de traitement elle se traduit habituellement de manière identique chez les conjoints :
1° dans ses manifestations cliniques ; 2° dans sa traduction sérologique ;
3° dans so n évolution et son pronostic ;
4° elle réagit de façon identique aux différents agents thérapeutiques (voir graphiques) ;.
b) Il existe des exceptions qu'on peut expliquer : 1° ‘par les conditions des traitements princeps ;
2° par les tares organiques des sujets infectés touchés par une intoxication endo ou exogène ;
Ù 3° par des irritations locales,