PARTIE CLINIQUE
La greffe osseuse n’a pas encore donné en chirurgie les résultats qu'on était fondé à espérer d’après les expériences faites sur les animaux. L'antisepsie a cependant complètement changé les conditions opératoires, et nous pouvons facilement éviter les complications inflammatoires qui accompagnaient autrefois l'introduction des transplants organiques.
Dans le chapitre précédent, nous avons indiqué les conditions anatomiques et physiologiques dans lesquelles la greffe osseuse pouvait s'effectuer ; nous n’y reviendrons pas et nous aborderons immédiatement l’exposé clinique.
Encouragés par les succès obtenus dans le laboratoire, les chirurgiens ont tenté de combler avec de l'os transplanté les déficits osseux de toute nature. Dès 1865, Ollier avait essayé chez l’homme la greffe périostique dans le but de reconstituer la charpente osseuse du nez, mais sa tentative n'avait pas réussi. En 1874, Petterson (de Glascow) avait également essayé, sans plus de succès, de greffer sur un de ses RU des fragments d’os de chien.
Ce n’est que dans ces dernières années que plusieurs chirurgiens, et en particulier MM. Mac-Ewen et Poncet, ont apporté sur la question des faits d’un grand intérêt et, paraît-il, couronnés de succès.
Voici, d’ailleurs, ces deux remarquables observations :