‹ Contribution à l'étude de la grenouillette sus-hyoïdienneChapitre 12 sur 47 · Sébileau. Loc. cit · texte numérisé non relu

Sébileau. Loc. cit

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Ainsi délimitée, la région sublinguale communique laryement en arrière avec larégion sous-maxillaire : la muqueuse buccale qui forme la paroi supérieure se réfléchit de bas en haut pour tapisser la face inférieure de la lanque ; et forme en se réfléchissant un replisaillant, vertical et antéro-postérieur; c’est le frein ou filet. De chaque côté de celui-ci, on voit une petite saillie percée d’un trou, c’est l’ostium ombilicale, ou orifice extérieure du canal

de Wharton. Plus en dehors, on aperçoit une crête sail-

lante, oblique en avant et en dedans, et percée de nom-

breux orifices, cette crête n’est autre chose que la saiilie de la glande sublinguale, et les orifices sont ceux de ses

canaux excréteurs. Sur la face profonde de la muqueuse

qui recouvre les glandes surtout autour de l’ostium ombi-

licale viennent s’étaler des fibres musculaires striées

provenant en grande partie du génio-glosse.

La glande sublinguale, organe principal de la région qui nous occupe en ce moment, a une forme ovoïde etest aplatie transversalement, tandis qu’elle est allongée d’avant en arrière. Par sa face antéro-externe, elle répond au corps de la mâchoire inférieure ; par sa face interne, au muscle génio-glosse, dont le séparent le nerf lingual, le canal de Wharton et lartère sublinguale. Le bord supérieur de la glande soulève la muqueuse du plancher de la bouche et détermine la formation de la crête dont nous avons parlé plus haut. Son bord inférieur s’insinue dans l'angle que forment en se rencontrant le mylo-hyoïdien et le génio-glosse. L’extrémité antérieure de la glande est relativement effilée et repose sur le tendon du

gémo-glosse, tandis que son extrémité postérieure, plus

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volumineuse, semble se continuer avec le prolongement antérieur de la ylande sous-maxillaire, sur la face externe du muscle hyo-glosse.

La glande sublinguale se compose, en général, d’une masse principale et de plusieurs petites masses accessoires. La masse principale déverse sa salive dans la bouche parle canal de Rivinus qui tantôt va s’ouvrir isolément sur la muqueuse buccale, à côté de l’ostium ombilicale, tantôt va se jeter dans le canal de Wharton un peu avant sa terminaison.

Les masses accessoires se disposentautour de la masse principale en petits groupes lobulés de nombre et de volume variables, et qui donnent chacun naissance à un petit conduit qui vient s'ouvrir au sommet de la crête sublinguale. Il existe, en général, 20 à 25 conduits de cette sorte que l’on désigne sous le nom de caudicules de Walther, du nom de l’auteur qui les a décrits le premier. Quelquefois le canal de Rivinus ou de Bartholin fait défaut, et alors, le nombre de ces canaux peut être doublé ou même triplé.

En outre de cesfmasses accessoires, il existe encore dans la muqueuse de petites glandes isolées ayant chacun un conduit excréteur particulier, ce sont les glandules sublinguales.

Enfin Suzanne a décrit comme une glande sublinquale appelé aussi groupe glandulaire du frein, grosse comme un petit pois et située sur la ligne médiane, derrière la. face postérieure du maxillaire inférieur.

Quant à la glande sous-maxilliaire accessoire de

M. Nitot, située au niveau de cette région, bien loin de la

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véritable glande sous-maxillaire, c’est également, en réalité, un amas de glandules sublinguales dont le canal excréteur va se jeter dans le canal de Wharton.

En dedans de la glande sublinguale existe un espace triangulaire situé entre le génio-glosse et la muqueuse, et qui est comblé par du tissu cellulaire lâche. C’est ce tissu cellulaire que certains auteurset, en particulier Verneuilet Tillaux, désignent sous le nom de bourse séreuse de Fleischmann, du nom de l’anatomiste allemand qui l’a décrite. Toutefois, l'existence de cette bourse séreuse est très discutée, et la plupart des auteurs français actuels tendent à la rejeter.

Sous la face profonde de l'artère sublinguale se trouve le canal de Wharton qui se dirige à peu près horizontalement en avant et qui est croisé sur son côté externe d’une part par le nerf lingual qui se dirige en bas et en avant; d'autre part par l’artère et les veines sublinguales qui se dirige en haut et en avant.

D’après notre définition, la région sus-hyoïdienne et la région sublinguale sont séparées l’une de l’autre par le muscle mylo-hyoïdien. Ce musele présente certaines particularités intéressantes, étudiées par M. Morestin, et qu'il importe de connaître au point de vue de la pathogénie de la grenouillette sus-hyoïdienne.

« Le mylo-hyoïdien, composé de fibres transversales parallèles, juxtaposées, forme habituellement un plan charnu ininterrompu; mais chez certains sujets, les faisceaux, moins étroitement appliqués les uns aux autres, laissent entre eux des points faibles, des lacunes, de véri-

tables solutions de continuité. À travers ces solutions de

continuité, la glande sublinguale, qui répond à la face supérieure du mylo-hyoïdien, envoie fréquemment des prolongements. Il s’agit d’un fait presque commun, qu’on peut observer à des degrés divers une ou deux fois au moins sur dix sujets adultes ».

Sans doute, tous les anatomistes connaissent ces prolongements glandulaires, cependant nous ne les avons vus signalés dans aucun des mémoires spécialement conçacrés à l’étude de la glande sublinguale, et parmi les ouvrages classiques, il n’y a que le traité de Cruveilhier et celui de Marc Sée qui leur consacrent une mention fort brève.

Quand on dissèque le muscle mylo-hyoïdien par sa face superficielle, on voit les prolongements glandulaires faire hernie à travers les interstices du muscle; ils se montrent sous des aspects variables, souvent à peine voilés par une lame cellulaire, ils laissent voir à travers cette même enveloppe leur coloration d’un gris rosé, et leur lobulation. Ailleurs, ils sont masqués par une épaisse couche graisseuse en continuité avec celle qui se trouve au-dessus du myl6-hyoïdien. En dissociant cette graisse, ou y trouve des grains glandulaires, et parfois de véritables portions de la glande.

Quelquefois, à côté des prolongements glandulaires, où trouve de véritables hernies graisseuses, pelotons adipeux de là couche sus mylo-hyoïdienne, de l'atmosphère de la glande sublinguale, ayant passé à travers le muscle. On peut se demander en présence de cette constatation, si dans certains cas ces pelotons adipeuxne constitueraient pas

le premier stade des hernies glandulaires et s’ils ne pour-

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raient pasen se développant d’abord entre les plans musculaires puis au-dessous, frayer une voie et attirer une partie de la glande.

Sur certains sujets, on trouve des petites glandes indépendantes, situés À la face inférieure du mylo-hyoïdien que traversent leurs conduits excréteurs.,

Le nombre, le siège, le volume de ces prolongements glandulaires varient considérablement. Il y en a trois ou quatre, plus souvent deux qui peuvent être symétriquement placés on se trouver à des niveaux différents. D'ordinaire un seul est très développé ; il atteint le volume d'un pois, d’une noisette, parfois même, il semble que la glande sublinguale soit comme en prolapsus, tombée Presque tout entière au-dessous du muscle ;

Bien que ces prolongements glandulaires puissent s’observer dans ioutes l’étendue du mylo-hyoïdien, il y a cependant deux sièges d'élection. |

1° Tout à fait en

avant, au voisinage des apophysesgéni.

2 À la parti moyenne du muscle.

Par contre on ne les voit jamais sur la ligne médiane

et rarement près du bord postérieur du muscle (1).

1. Morestin. Bulielin, Soc. analomie 1897. Du Prolongement de la plante sublinguale à travers Le Mylo-hyoidien et de leur rôte . dans la pathogénie de la g'enouillette sus-hyoïtienne.

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