ANATOMIE PATHOLOGIQUE
ee Nous avons décrit avec détail dans le chapitre précédent
la situation et les rapports des glandes sous-maxillaires “et sublinguales ; nous avons vu, en particulier que ces dernières n'étaient pas seulement cantonnées dans le plancher de la bouche, mais qu’elles envoyaient très souvent à travers le muscle mylo-hyoïdien, des prolongements glandulaires presque dans la région sus-'\yoïdiéenne. Cette étude va nous permettre maintenant d'exposer rapidement l’anatomie pathologique et la pathogénie des grenouillettes sus-hyoïdiennes.
Siège. — La tumeur kystique n’a pas de préférence notable pour l’un des côtés droits ou gauche. Presque ie toujours, elle fait sayllie à la fois à la réqion sus-hyoïdienne et sur le côté correspondant du plancher de la bouche. Exceptionnellement la tumeur sublinguale manque.
Volume. — Très variable, quelquefois la grenouillette est grosse comme une noix, d’autres fois grosse comme ur œufde dinde ou comme le poing; il n’y a aucun rapport entre le volume de la saillie subliaguale et celle de la ‘région sus-hyoïdienne. Cette tumeur peut être très développée, alors que la première est à peine marquée, et
inversement.
Forme.— Toujours plus ou moins régulièrement arrondie.
Nombre. — Il n'existe habituellement qu’une gre nouil-
lette ; toutefois, comme celle-ci fait à la fois saillie à la région sus-hyoïdienne et à la région sublinguale, on s’est à demandé si elle n’était pas constituée par plusieurs tu- % meurs. :
Certains auteurs pensent encore aujourd’hui, avec De- ' lens et Giraldès qu’il existe généralement deux tumeurs, lune sublinguale, développée au dépens de la glande sublin- : 4 guale, l’autre sus-hyoïdienne développée au dépens de-la ; glande sous-maxiliaire, Or, sans doute, cette disposition à existe quelquefois mais elle est absolument exception- | “4 nelle. j | À
Presque toujours les deux poches buccale et sus-hyoï- à dienne communiquent ensemble et ne forment en réalité É qu’une seule et même tumeur. Dans la majorité des cas, ‘4 la communication est évidente et le liquide reflue facile- 1
ment d’une poche dans l’autre; dans quelques cas, au contraire, elle est petite et demande à être recherchée 24 avec soin, par une dissection attentive. Quoiqu'il en soit, comme l’a démontré M. Morestin, cette communication ; doit se faire presque toujours à travers les solutions de ‘1 continuité que nous avons décrites tout à l'heure au mus-
cle mylo-hyoïdien.
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Dans une observation de Dieu, cependant, le canal d’union
de
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des deux poches kystiques traversait une boutonnière
que présentaient les muscles géniens, et dans une obser- |
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