‹ Contribution à l'étude de la grippe cardiaqueChapitre 14 sur 40 · MA UE · texte numérisé non relu

MA UE

La constatation d’un souffle ne suffit pas à étayer son diagnostic : il s’agit très souvent d’un souffle fébrile, d’un souffle anorganique ou d’un souffle fonctionnel, conséquence d’une dilatation ventriculaire.

Si le signalement de l'endocardite est plus complet 1l faut, dans la forme bénigne, rechercher des antécédents rhumatismaux qui manquent rarement. |

S'il s'agit d'une forme septique, elle est due à un germe banal, n'est peut-être que la conséquence de l’anergie grippale, et ne mérite pas la place importante que lui avaient assigné les classiques.

LES PERICARDITES GRIPPALES

Les péricardites sont à rejeter du cadre nosologique de la grippe cardiaque au même titre et pour les mêmes raisons que l’endocardite :

Dans leurs formes sèche ou séro-fibrineuse elles s’apparentent souvent au rhumatisme articulaire aigu réveillé par la grippe ou qui évolue sous le masque d’une grippe rhumatoide.

Dans leur forme identifiée bactériologiquement, séro-fibrineuses ou purulentes elles sont consécutives à des pneumopathies aiguës qui se sont développées à la faveur de l’anergie grippale.

Seul dans toute la littérature LEICHSTENSTERN a rapporté un cas de péricardite due au « bacille de l’influenza ». Nous n'avons pu retrouver cette observation, mais il s’agit vraisemblablement du balle de PFEIFFER et nous savons qu'il n’est pas le germe spécifique de la grippe.

La fréquence de ces péricardites est extrêmement variable suivant les épidémies et les auteurs. Cela tient sans doute à la prédominance d'un germe associé à affinité séreuse plus ou moins grande. Suivant le génie épidémique, même au déclin de la grippe proprement dite, il est possible qu'un microbe associé, à virulence exaltée, évolue pour son propre compte,

‘imprimant à la maladie un aspect clinique nouveau. Et c'est surtout lorsque la grippe donne des complications suppuratives

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