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pleuro-pulmonaires que l’on trouve des péricardites dont l'agent est le plus souvent un pneumocoque. Ainsi ces péricardites ne diffèrent pas des péricardites aiguës infectieuses banales qui évoluent presque toujours parallèlement à des pneumopathies.
Les classiques avaient insisté sur ce point. Dès 1886 MÉNÉ- TRIER insistant sur la péricardite la considère comme toujours secondaire à une atteinte pleuro-pulmonaire purulente à pneumocoques. Pour HUCHARD la péricardite purulente est le plus souvent secondaire à la broncho-pneumonie: « La grippe n'intervient qu'indirectement. [Il ne s’agit que d’une infection surajoutée à la maladie. » Les épidémies d’influenza où la péricardite est signalée sont surtout celles où les manifestations pulmonaires sont les plus accusées.
Cependant, dans l’ensemble, cette complication est rare: MirzA, en 1893, la considère comme moins fréquente que la forme sèche. Pour LEBRETON elles restent latentes et sont souvent une trouvaille d’autopsie. Les statistiques des armées anglaises en France n’en signalent aucun cas sur 30 autopsies de broncho-pneumonies grippales. Pour ABRAHAMS, HAL- LOWS et FRENCH elle serait très rare puisqu'ils n’en ont pas trouvé sur près d'un millier de cas. EICHHORT n’en signale que 2 sur 2.411 grippes. Pour MACKENZIE l’autopsie permet de vérifier qu'elle est associée aux complications pulmonaires. SCHEEL la considère comme très peu fréquente après avoir traité 849 gnippes graves et FLOYSTRUP ne la trouve pas une fois chez 200 malades. Dans l'épidémie de 1918 à 1925 Ja péricardite s’est montrée rare, à peine | % des cas (M. LaAU- BRY), 3 fois sur 222 autopsies (MARCHAND). M. LAUBRY ajoute: « La proportion dépend évidemment des épidémies et de la nature de la péricardite, assez forte si le pneumocoque
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est en jeu, très faible si l’on invoque le bacille de l’influenza. »
Nous ne reprendrons pas les arguments qui nous ont servi à soutenir la non spécificité grippale de l’endocardite. Il en est de même des péricardites qui sont presque toujours une complication au deuxième degré de l’influenza.
On trouve là encore le même polymorphisme microbien, la même absence de signes cliniques particuliers et d'évolution propre : 1l n’y a en somme aucun caractère distinctif qui permette de prétendre à l’existence de péricardites spécifiquement grippales.
LA MYOCARDITE GRIPPALE
Comme pour l’endocardite et la péricardite rien ne différencie, suivant Îles auteurs qui l'ont décrite, la myocardite grippale des myocardites aiguës banales. Aucun caractère spécifique ne l’authentifie sûrement. Les arguments qui nous ont permis de dénier une place dans le cadre nosologique de la grippe cardiaque à la localisation de l’influenza sur l’endocarde sont également valables pour la myocardite. Les cas où l’on a trouvé au cours d’une épidémie de grippe ‘des microbes pathogènes au sein du myocarde ne pourront être considérés comme des myocardites grippales tant que l’on n’aura pas démontré l’action spécifique de ces germes dans l’étiologie de la grippe. Ces microbes sont d’ailleurs toujours des saprophytes banaux exaltés du fait de l’anergie grippale. RUHEMANN à ainsi rapporté de nombreux cas de myocardite où il aurait pu isoler le Bacille de PFEIFFER au sein du muscle cardiaque: il s'agissait là, non pas de myocardite grippale mais de myocardite infectieuse aiguë à Bacilles de PFEIFFER (microbe de sortie ou germe associé) dont l'apparition et l’évolution ont été facilitées par le terrain grippal mais non conditionnées par la grippe elle-même. Nous verrons que non individualisée d'une part par un microbe spécifique, la myocardite grippale est d'autre part aussi mal caractérisée tant au point de vue chnique qu’au point de vue anatomo-pathologique.