‹ Contribution à l'étude de la grippe cardiaqueChapitre 17 sur 40 · DR RE · texte numérisé non relu

DR RE

CEA r AZUR A . , n être pas forcément lié à une lésion anatomique de l'organe, et que certains désordres anatomiques rencontrés à l’autopsie sont demeurés pendant la vie sans traduction fonctionnelle.

Pourtant nous ne pensons pas devoir admettre l'existence de la myocardite malgré l’abondance et la diversité des travaux qui semblent prouver son existence.

Pas plus que l’endocardite ou que la péricardite, la myocardite, dite grippale, n’a de caractère spécifique. Les caractères histo-pathologiques qu'on en a voulu donner ne diffèrent pas des caractères des myocardites aiguës banales. Dans ces cas 1l s’agit de myocardites à saprophytes exaltés, et non de myocardite spécifiquement grippale.

Ï n'existe souvent aucune concordance entre les troubles observés pendant la vie et les lésions constatées après la mort. Bien plus, certains troubles restent comme dans l'observation d'Anderson sans explication anatomique, alors que des lésions organiques caractérisées ne sont à aucun moment traduites cliniquement pendant la vie.

Les lésions anatomo-pathologiques et histologiques ellesmêmes sont très discutables et discutées, et de valeur très inégale. Nous n'insisterons pas sur la teinte feuille morte, les notions de flaccidité, etc., qui ne présentent aucune valeur scientifique. Il s’agit là d’altération post-mortem à peu près constantes et inévitables en raison de l'intervalle légal qui sépare ‘en France la mort, de l’autopsie. Mais il n’est pas une lésion ‘histologique qui n’ait été contestée quant à sa signification, par de nombreux auteurs :

R. MARIE écrit dans le Traité d'Histologie Pathologique

de CoRNIL et RANVIER, au sujet de la dissociation segmentaire, si fréquemment observée :

MANAONAEE

« Elle consiste essentiellement dans une rupture des traits scalariformes d'Eberth et une dissociation des différentes cellules musculaires.

« Si, l'accord est à peu près fait sur les caractères objectifs de cette lésion, il n’en est pas de même au sujet de la sa nature, de ses causes, de son importance. Elle est tellement fréquente, BRoOWICZ et TEDESCHI l'ayant trouvée dans près de la moitié des cœurs pris au hasard que l’on s’est demandé s’il s’agissait bien d’une lésion pathologique et non pas d’une modification cadavérique. La réponse à cette question peut se faire par oui ou par non. »

Les autres lésions ou dégénérescence vitreuse, hyaline, graisseuse, etc..…., sont loin également d’être constantes. Elles laissent peu de traces et...

« Les lésions résiduelles d’une myocardite infectieuse antérieure sont habituellement peu intenses. Elles ne semblent pas dans la grande majorité des cas, compromettre d’une façon sérieuse l'intégrité fonctionnelle de l'organe. » (R.

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