LATE
Pour EICHHORST c’est le trouble fonctionnel le plus fréquent. Il survient à la période d’état ou en pleine convalescence. La bradycardie peut être durable, mais présente,
d'une façon générale, un pronostic bénin.
Il y a là, à notre avis, une réserve à faire. Si le pronostic à venir est en règle peu sombre, le pronostic immédiat doit être plus réservé.
Ce caractère de bénignité est d’ailleurs nié par Schott au moins pour les formes qui apparaissent précocément, en même temps que la fièvre. Ces troubles imposent alors un pronostic grave et ils résistent à la thérapeutique. Cet auteur invoque, au point de vue pathogénique, l’action de la toxine grippale et une certaine prédisposition cardiaque. Mais il semble surtout croire à une lésion distante du cœur, et rapporte deux cas de bradycardie suivie de mort: le premier dû à un abcès protubérantiel avec méningite consécutive; le second dû à une thrombo-phlébite du sinus transverse.
Mackenzie rapporte un cas de block partiel chez un homme antérieurement bien portant et atteint de grippe. Il rattache ce trouble, qui est d’ailleurs suivi de guéri‘on, à une atteinte du faisceau de Hiss.
Von Vogl signale des cas de bradycardie survenue au début de la grippe.
CoCKAYNE étudie plusieurs centaines de cas de bradycardie grippale, au Royal Navy Hospital et constate des ralentissements du rythme entre 50 et 60, dans les cas extrêmes entre 36 et 48. II a 132 cas personnels où les battements sont descendus au-dessous de 50 par minute et sur lesquels il a pu pratiquer 25 électrocardiogrammes. Quelques-uns de ces tests chez des malades où l’on soupconnait un bloquage, ont été