ONCE NE
négatifs. Dans 19 cas il a relevé, soit une bradycardie sinusale, soit un bloquage partiel, soit une dissociation auriculaire incomplète avec des rythmes 2/1 et 3/1. Il n’a jamais observé de dissociation complète. Il est à noter que ces troubles ont tous été observés chez des sujets jeunes qui présentèrent tous des complications pulmonaires bénignes.
Enfin Mentl, puis Taub rapportent chacun un cas de dissocation auriculo-ventriculaire complète. Mentl invoque l’imprégnation toxinique du faisceau.
La bradycardie grippale apparaît à n'importe quel stade de la grippe. Elle prédispose aux formes syncopales et lipothymiques et joue dans l'apparition de ces défaillances un rôle pathogénique non négligeable, par anémie des centres. - Rarement très accusée, elle ne va guère en deca de 30 battements à la minute.
Elle se présente comme nous l’avons vu sous la forme d’une bradycardie totale, ou d’un block partiel, rarement d’une dissociation auriculo-ventriculaire complète. Le fait qu’elle est influencée ou non par l’atropine ne peut d’ailleurs faire préjuger en rien de sa nature: un fait capital est son caractère temporaire.
Les électrocardiogrammes recueillis dans la littérature ne nous donnent guère de renseignements et il semble que le pneumo-gastrique soit aussi souvent en cause que le faisceau auriculo-ventriculaire ou le sinus.
À notre avis, il s’agit avant tout d'une imprégnation toxinique qui peut atteindre aussi bien les fibres du nerf vague, que les cellules hautement différenciées qui constituent le faisceau de conduction intra-cardiaque. Cependant étant donnée la sensibilité toute spéciale aux toxines du faisceau, nous