‹ Contribution à l'étude de la grossesse dans l'utérus doubleChapitre 13 sur 20 · RAD · texte numérisé non relu

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Enfin, une autre complication peut venir assOmbrir les suites de couches : c’est la rétention de la caduque venant de l’utérus vide. Nous en avons deux observations. Cette caduque peut, en effet, s’infecter tout comme une partie de placenta ou de membranes retenue dans un utérus gravide. Une fois décollée, elle devient un véritable corps étranger et si elle reste trop longtemps dans l'utérus sans être expulsée elle devient le siège de putréfaction et le point de départ d'accidents septiques parfois fort oraves (obs. 5).

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Les utérus doubles présentent un très gros intérêt

É diagnostique parce que l'exploration de cette mal- 4 formation n'est pas toujours facile surtout s’il existe #4 = des complications dans l'utérus adelphe.

D'une façon générale les utérus doubles ne sont vus par le médecin que lorsqu'ils sont devenus pathologiques. Si nous quittons notre sujet un instant, nous voyons que les femmes porteuses d’utérus dou- 1 bles viennent consulter la plupart du temps parce , Re - qu’elles sont stériles (cas de Béclère), parce qu’elles souffrent de coliques abdominales au moment des règles et que leur ventre augmente progressivement de volume, Mais alors que l'hématométrie dans un utérus unique est vite diagnostiquée du fait de

“ l'aménorrhée, dans l'utérus double la persistance des Re: règles peut se voir et détourner l'attention vers d’au- à | tres possibilités (Cas d'utérus double et vagin dou-

ble avec imperforation d'un des vagins, hématomé- ; trie et hématocolpos, signalé par Vanverts en 1929). Ke: D'autres fois, la complication qui amène [a malade à consulter est l'infection utéro-annexielle d'ori- Les gine ascendante qu'il s'agisse d'infection gonococci-

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que ou puerpérale (cas de Mériel, rapporté dans les Annales de Gynécologie, 1910).

L'association d'une tumeur utérine ou annexielle peut susciter également une symptomatologie qu éveille l'attention.

On conçoit alors toute la difficulté du diagnostic l'attention étant retenue par les signes parfois bruyants propres à la complication et les quelques indices qui pourraient être révélateurs (vagin double, bride anormale au fond du vagin, enfin anomalie du col pouvant aller jusqu'à l'existence de deux cols absolument indépendants) bien qu'essez frustres quand ïls se trouvent associés, passent tout à fait au second plan.

Nous en avons un bel exemple dans-un cas publié par Wiart en 1925 dans la Revue de Gynécologie et d'Obstétrique.

Le disgnostic d'utérus double n'a pas été fait, pas plus que celui de Fexistence d'un vagin double à sa partie supérieure. La cloison qui séparait les deux vagins à été prise pour une bride cicatricielle dont l'histoire d’un avortement provoqué ancien, rendait fort plausible la présence et le toucher vaginal n’a laissé percevoir qu'un seul des deux cols.

Les auteurs insistent tous d'ailleurs sur la fréquence de ces erreurs de diagnostic, en cas de vagin unique ou partiellement cloisonné et Magenc dans sa thèse dit fort justement : « Si le cloisonnement total vaginal n'existe pas l'erreur est facile,

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