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La technique, dans Ces cas, ne présente aucune
particularité sérieuse, Nous rappelons simplement‘
que les artères utérines ne sont pas dédoublées et
‘que le danger de l'uretère paraît plus grand que
dans l’hystérectomie habituelle.
Ombredanne et Martin soutiennent, en effet, que les corps utérins sont plaqués contre les parois pelviennes &u contact des conduits urinaires.
En cas de rétroversion de la corne utérine vide, le premier soin, comme le dit Potocki, doit être de chercher la réduction en repoussant la masse audessus du détroit supérieur du bassin.
Dans le cas rapporté par lui, la tentative de réduction échoua complètement, malgré le non-engagement du fœtus et l'indépendance évidente des deux hémi-utérus.
: Y avait-il adhérences intrapelviennes de la tumeur ou bien existait-il, comme c’est souvent la régle, une bride vésico-rectale, et cette bride opposait-elle un obstacle à l'ascension de la corne utérine ? L’explication w'a pu être fournie qu'à lintervention, qui & révélé l'existence d’une bride vésico-rectale
puissante.
Délivrance et suites de Couches.
On pourra enfin avoir à intervenir lors de la délivrance ou des suites de couches. Le placenta peut ne pas se décoller, il faudra alors recourir à la déli-
vrance artificielle. L'hémorragie sera traitée par
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l'évacualion complète de l'utérus, les injections intra-utérines chaudes. :
Il faudra surtout veiller particulièrement à l’expulsion de la caduque venant de l'utérus non gravide, expulsion qui, en général, se fait le deuxième ou le troisième jour, sous forme d'une sorte de sac à parois très épaisses reproduisant le moulage de la cavité utérine non gravide. La rétention de cette caduque sera traitée par le drainage utérin, le curage suivi d'écouvillonnage de la cavité. Mais, bien souvent, dés signes d'infection grave feront envisager la nécessité d'une hystérectomie ou même y conduiront d'urgence.
Aux malformations utérines s'appliquent surtout la recommandation de M. le Professeur Budin de toujours pratiquer l'examen complet de l'organe dès qu'une infection des suites de couches paraît avoir un point de départ utérin |
Le traitement, pour être rationnel, devra être guidé par cette exploration préalable et si une intervention est nécessaire elle devra porter sur les deux cavilés ulérines : celle non gravide et celle qui a été le siège de la grossesse. À cette seule condition, dit le professeur Budin, le résultat sera favorable et définitif.
En résumé, il'n'y a pas de règles générales de
conduite pour les utérus doubles. C'est une ques-
lion d'espèces. Dans certains cas, grossesse, accou-
chement se passeront normalement: mais, s’il en est parfois ainsi, il paraît exagéré de dire avec Kussmaul
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Conclusions
— Les nombreuses observations de grossesse dans l'utérus double prouvent suffisamment que la fécondation est possible chez les femmes qui en sont porteuses. Elle l’est sensiblement dans les mêmes proportions que chez les autres femmes.
Il faut évidemment mettre à part les cas dans lesquels le coït est rendu impossible par suite d’une bride cloisonnant le vagin et les cas de développement insuffisant des utérus.
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— La grossesse unique ou gémellaire (les 2 utérus étant gravides) peut évoluer normalement jusqu’à terme ; mais elle est souvent interrompue de bonne heure, soit spontanément, soit par suite de complications qui obligent à intervenir chirurgicale-
ment.
— Le travail est lent et irrégulier, soit que les contractions utérines sont insuffisantes où excessives, soit que l’utérus non gravide augmenté de volume ou pathologique gène l'engagement, soit cæ-
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fin qu'une bride vaginale retarde l'expulsion de l'enfant. |
— L'accouchement en siège est fréquent (obs. 4, 6, 7). Parfois, l'accouchement est impossible sans intervention (observ. 1), l'hémi-utérus non gravide se comportant comme une véritable tumeur prævia.
— La délivrance se passe souvent sans ennuis, cependant les hémorragies ne sont pas rares (observ. 3;
5, 6). La délivrance artificielle a eu lieu une fois
dans nos observations.
— Les suites de couches sont souvent normales
avec expulsion de cadaque venant de l'utérus non gravide, |
Mais dans certains cas il peut se produire une rétention de la caduque dans l'utérus non gravide avee infection pouvant nécessiter une intervention : curettage où même hystérectomie. Cela s’est présenté dans deux de nos observations.
— Le diagnostic est théoriquement possible grâce à plusieurs signes un peu spéciaux : déviation latérale de l'utérus gravide, masse annexe, bride vaginale en cas de vagin double.
Malgré cela, pratiquement, les erreurs de diagnostic:ne sont pas rares, :
Les causes les plus fréquentes sont la grossesse ectopique et le fibrome utérin.
LS A: | pass à LA