OBSERVATION XXIV
Artémio ZENO: Bulletins et Mémoires de la Société Nationale de Chirurgie, tome LIV, N° 9, séance du 30 mai 1928, pages 800-802. (/n thèse KERZREHO).
Une jeune femme de 23 ans, sujette à des coliques hépatiques, a constaté depuis quelques mois, l'existence, au-dessus de l’ombilic, d’une petite tumeur du volume d’u1e noisette se réduisant facilement dans la position couché, mais reparaissant dans la position debout. Il y a deux jours seulement, cette tumeur est devenue irréductible et douloureuse ; il n’y a ni vomissements, ni ballonnement du ventre ; la constipation habituelle est exagérée. A l'opération, on découvre une masse graisseusse irréductible que l’on dissèque par sa base. En la mobilisant, on constate, dans la partie inférieure, la présence d'un sac herniaire que l'on ouvre. Il s’en échappe un peu de liquide séro-sanguinolent, La base du sac est très large ; sur son côté droit, on trouve de l'épiploon adhérent et présentant en même temps une torsion légère. On pratique la ligature et la résection pré-péritonéale, on reconstitue la paroi en trois plans. Guérison sans incidents.
L'auteur de cette observation ajoute : « Les cas de hernies étranglées sont très rares; le présent est le treizième connu. Cette rareté s'explique par la constitution même de la variété de hernie, généralement très petite, et réduite à un lipôme pré-péritonéal. L'existence d’un sac véritable ne se rencontre guère que dans 15 à 20 % des cas. D’autre part, ce cas, lorsqu'il existe, se caractérise par une base très large, ce qui n'est pas fait pour favoriser l’étranglement. Chez la malade de ZENO, la hernie coexistait avec la lithiase biliaire, et l’auteur pense qu'un léger degré de péritonite sous-hépatique, dûe à cette cause, a pu être l’amorce de l’épiploïte avec torsion qui amena secondairement les accidents de l’étranglement. (Rapport de DENIKER.) »
N. B. — Remarquons simplement le chiffre que donne M. DENIKER : ce cas serait le treizième connu.
Les recherches bibliographiques auxquelles nous nous sommes livré, nous ont autorisé à lui substituer le chiffre 24. Ce qui nous permet de penser que, pour rarissime que soit la
Aernie épigastrique étranglée, on arrive, en cherchant bien, à en trouver un nombre qui est loin d’être négligeable.