‹ Contribution à l'étude de la LactophénineChapitre 16 sur 31 · DUR EI · texte numérisé non relu

DUR EI

mais le premier s’alimente facilement, digère bien tandis que le second a des nausées, vomit tout ce qu'il prend : tous deux cependant ont une fièvre à peu près égale, sont au même jour de la maladie: mais l’un a une fièvre muqueuse type avec catarrhe gastrique prononcé, tandis que l’autre a par exemple une forme délirante.

Maintenant, que nous avons justifié nos hésitations à établir des moyennes de l’action antithermique de la lactophénine dans la tuberculose et la typhoïde, nous donnerons, uniquement pour faire ce que d’autres ont fait avant nous pour les antithermiques analgésiques, quelques chiffres auxquels, nous n’attacherons pas grande importance lorsque nous nous occuperons d'établir les indications à l’emploi thérapeutique du médicament.

D'une façon toute générale, avec une dose de 0 gr. 25, on obtient, une heure après l'absorption, un abaissement de température d’environ 0,4, et de 0°,6 après une heure 1/2; la température reste alorsstationnaire environ 1/2 heure, puis remonte progressivement, comme elle était descendue, mais plus lentement. Elle met de trois à quatre heures pour revenir à son point de départ.

Après une dose de 0 gr, 50, la baisse est encore progressive, mais elle va en augmentant jusqu’à environ 2? h. 1/2 après l’ingestion, elle reste alors minima environ une heure, puis elle remonte lentement en 5 ou6 heures. La baisse obtenue est en moyenne de 1° à 10,4.

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Si le malade prend 1 gr.en une fois, et c’est là la plus forte dose que nous avons administrée en une seule fois la baisse de température peutaller jusqu’à 2°,5 ou 3°; en général, elle est de 1°,5 à 1°,8. Le minimum est atteint aussitôt qu'avec des doses de 0 gr. 50, mais il persiste plus longtemps, 2h. environ. En donnant plusieurs doses desuite, on remarque que la 3° ou la 4° sont plus actives que les précédentes, le médicament semble accumuler ses effets, mais au bout de 3 ou 4 jours on arrive à un minimum d'action antithermique qui n’est guère dépassé. La courbe thermique peut prendre alors le type de la ligne droite, et nous avons vu une tuberculeuse dont la température prise matin et soir est restée 8joursentiers entre37°,8 et 38°,2 : c'était là l'effet d’une dose journalière de { gr. 50 de lactophénine. Avant l’absorption du médicament, la température de la malade oscillait le matin entre 37°et 38° et le soir entre 39% et 392,5.

Chez les typhiques, la persistance du minimum d'effet antithermique paraît un peu moins longue que chez les tuberculeux, et malgré l’absorption de lactophénine matin et soir, la fièvre garde en général un type rémittent, tout comme si on n’avait pas donné d’antithermique, avec cette différence qu’au lieu d’osciller par exemple entre 38° et 40°, la fièvre oscille, grâce au médicament, entre 370 et 39°.

Ces résultats suffisent pour donner une preuve très nette de ce que nous avancions plus haut, en

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