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PARTIE EXPÉ RIMENTALE

On a utilisé, dans cette étude, la réaction classique : R - NH? + NOOH — R - OH + N? + H°0

Le volume d’azote recueilli au départ d’un poids connu de matière première sert, après corrections, au calcul de l’azote sous forme aminée.

Déjà utilisée par Sacs et KoRMaANN, puis par BRowx\, FiscHer, elle fut perfectionnée par Van SLYKE, qui décrivit un mode opératoire et un appareil dont les biochimistes ont fait usage dans le cas des protéines solubles (Doxx et Scumipr, WriGuTr et Wizsox, WERNER, KRALL, PLIMMER, etc.).

Alors que nos études sur le dosage de l'azote aminé dans la laine étaient déjà avancées, TrorMax et Wycne (1): publiaient les résultats de leurs déterminations et fixaient à 0,785 % le taux d'azote aminé dans la laine. Leur mode

opératoire n’est pas à l'abri de critiques importantes; en

(1) Trorman et Wyone. J. S. ©. I., p. 293 (1924).

ste

particulier, dans le choix de l’acide chlorhydrique pour décomposer le nitrite de soude,

Les chiffres que nous avons obtenus, avec un mode opératoire sévère, sont nettement inférieurs à ceux de Tror- MAN et WycnE et supérieurs à ceux donnés tout récemment par Kurt Meyer et H. FIKENTSCHER (1), sans détails expérimentaux (0,4 %).

Au début de nos essais, nous avons employé un appareil voisin de celui décrit par Van SLYKkE et nous avons simplement renversé le mode opératoire, puisque nous avions affaire à une protéine ne pouvant être mise en solution. Nous faisions done simplement couler l'acide et le nitrite de soude sur la substance disposée, à l’état solide, dans le fond du vase laboratoire.

Après nous être assurés de la correction de la manipulation, en opérant avec quelques amines primaires et acides aminés peu solubles (tyrosine), nous avons effectué les essais avec de la gélatine pure CoIGNET en poudre ou en feuilles.

L'expérience a montré : 1° qu’il convenait d'employer un fort excès de réactif, notamment d'acide, pour que l'attaque s'effectue régulièrement; 2° qu’il fallait écarter les acides minéraux qui donnent des volumes d’azote considérables, qui nous ont amené à penser à une ouverture des chaînes aminées par l'acide minéral. PLIMMER a d’ailleurs montré nettement que c'était bien le cas pour un grand nombre d’amides de constitutions connues ; 3° que, même si l’on emploie l'acide acétique ou tout autre acide organique, il convient de ne pas élever la température audessus de 45-50° pour éviter une ouverture de ces groupes

aminés.

y Mayer et Fixenrscmer. Mell. T'extilberichte (juillet 1926). 6ô

La réaction sur la gélatine est très brutale, même à 15°: elle donne naissance à d’abondantes mousses qu'il est nécessaire d’abattre par addition de quelques gouttes d’alcool amylique. La réaction est toujours terminée au bout de trente minutes. Le produit ainsi désaminé est complètement soluble en jaune paille, dans l’eau. On peut le reprécipiter par le sulfate d’ammoniaque saturé et s’assurer, après l’avoir purifié par dialyse, qu'il ne dégage pas d'azote par NOH.

Plusieurs essais nous ont conduit, pour l'azote aminé de la gélatine, à la moyenne 0,55 (0,50, 0,58, 0,545, 0,55, 0,55), très voisine du chiffre admis pour ce protide (HiTrcHcock) (1).

Un formolage ou un quinonage, même très poussés, de cette gélatine, ne modifie pas le taux d’azote sous la forme aminée.

Si la gélatine à été chauffée longtemps, à l’état sec, l’attaque est plus lente, la gélatine ne se dissout plus complètement, même par contact prolongé. Cependant, les chiffres obtenus finalement restent voisins de 0,55.

Nous avons appliqué l'essai, sous cette forme, à la laine peignée de filature, dégraissée à C6H6, puis lavée à fond, en opérant à 15°, et trouvé : 0,57, 0,59, 0,7 %, en poussant la réaction jusqu’à ce que plus rien ne se dégage. Nous avons obtenu des chiffres identiques avec une laine fortement quinonée, fortement formolée, fortement chromée.

Sur de la fibroïne de soie, nous avons trouvé : 0,4, 0,41, 0,41 9% d'azote, sous forme aminée primaire, rapporté à

100 grammes de protéine sèche.

(1) Hrrcacock. J. Am. Leather Chem. Assoc, x1x-2 (1924): J. Gen. Physio., vi-95 (1923).

ne-Q0

Nous avons ensuite modifié légèrement l’appareil et le mode opératoire, afin de pouvoir suivre, pendant des temps assez longs, le dégagement de l’azote.

L'appareil utilisé est figuré ci-contre. Voici, à titre d'indication, le mode opératoire auquel nous nous sommes arrêtés (fig. 8).

Un poids connu de la laine, dont la teneur en eau a été déterminée à part, est introduit dans le poudrier; on prive l’appareil et la laine de l’air qu’ils peuvent contemr l’un et l’autre, au moyen du vide et du gaz carbonique d’une bombe. Lorsqu'on a répété cette opération un certain nombre de fois, on purge définitivement l'appareil par un courant lent de gaz carbonique aussi pur que possible, provenant d’un appareil de :KiPr alimenté avec de l'acide chlorhydrique 15 % pur et du marbre blanc lavé et privé d'air par le vide. Le poudrier étant relié au système de lavage des gaz, on règle le débit du gaz carbonique, on s'assure de sa régularité au moyen d’un tube de Prror et, au moyen d'un compte-bulles à acide sulfurique et d’une montre à secondes, on détermine enfin la constante du gaz carbonique paz des lectures des volumes gazeux effectuées tous les quarts d'heure.

Lorsqu'on a obtenu plusieurs fois de suite des résidus gazeux égaux, dans des temps égaux, l'appareil est prêt pour la mesure. On fait alors couler, au moyen de l’entonnoir à robinet, le mélange d’acide nitreux et d'acide acétique préparé quelques minutes à l'avance (20 eme. d'une solution à 10 % de nitrite et 15 eme. d'acide acétique glacial).

Au début de nos essais, nous ajoutions successivement l'acide acétique, puis le nitrite, mais, au cours d'essais à blanc, nous nous sommes rendu compte que l'acide

acétique le plus pur, réagissant sur le nitrite de sodium

— Si

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