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le plus pur que nous avons pu préparer où nous procurer, donnait toujours un petit volume d’un gaz non absorbable par le permanganate alcalin, constitué vraisemblablement par de l’azote dont le mécanisme de formation n’a pu être élucidé.
La présence de ce gaz nécessitait une correction supplémentaire, importante et délicate, que la technique précédente permet d'éviter.
Presque aussitôt que la solution d’acide nitreux a touché la laine, on voit celle-ci jaunir, les bulles de NO? la soulèvent à la surface du liquide, l’azote est entraîné à la fois par les vapeurs nitreuses et le gaz carbonique. Le gaz carbonique est retenu par l’alcali, NO? oxydé par le permanganate et l’acide nitrique ainsi formé, fixé par la soude (la solution absorbante est constituée par de la soude 20 % renfermant du permanganate 6 %).
Le réactif cité et Le dispositif choisi nous ont permis de laver rapidement les grandes quantités de vapeurs nitreuses qui semblent avoir beaucoup gêné les expérimentateurs antérieurs (TROTMAN et WyoHE, MEYER et FIKENTSCHER, loc.-cit.).
L'appareil permet en effet, à la fois, de recueillir, laver, mesurer les gaz sans difficulté, par un simple jeu de robinets; de plus, le permanganate violacé vire au vert (manganate) dès qu'il y a encore des traces de gaz réducteur et constitue, de ce fait, un bon indicateur de fin de lavage.
Les lectures des volumes gazeux s'effectuent suivant les. instructions classiques en usage dans la méthode de dosage de l’azote de Dumas et les corrections de température et de pression sont apportées au moyen des abaques ou des tables relatives à ce gaz. |
Nous avons fait les lectures tous les quarts d'heure.
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Les courbes ci-dessous, où nous avons porté en abcisses les temps, en quart d'heures et en ordonnées les poids d'azote recueillis avec 1 gramme de laine sèche, représentent la marche du phénomène (fig. 9).
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LA) | pratéine séthe.
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Eu égard à la difficulté de la manipulation, les écarts entre plusieurs essais sont très faibles lorsqu'on opère avee une même matière première.
On observe, par contre, des différences nettes lorsqu'on passe d’un lot de laine à un autre. Les laines fines réagissent plus vite que les laines grossières, comme il y a lieu de s'y attendre; mais aussi les laines altérées par un traitement chimique trop énergique, qui est accompagné en général par une hydrolyse, dégagent plus d'azote, Nous reviendrons sur ce point plus loin.
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Dans tous les cas, on a une courbe à allure parabolique, qui montre que le dégagement d'azote est particulièrement intense au début de l'opération. Au bout de deux heures, le dégagement est si faible qu'on peut croire à un arrêt de la réaction. On peut expliquer ce phénomène grâce à une observation de Max Düoxx et Carl ScnminrT (1), qui ont montré, en effet, que la vitesse d'attaque de divers acides aminés aliphatiques, mesurée dans les mêmes conditions, était fonction de l'écartement du carboxyle et du groupe aminé; cette vitesse décroissant au fur et à mesure que l’écaitement grandit.
L'action de l'acide nitreux sur la laine, dans les conditions expérimentales précédentes, ne se limite certainement pas à une action sur les groupements NH? libérant de Fazote, 11 y a très vraisemblablement formation d’un nitrosophénol sur la tyrosine; dans tous les cas, pour la laine et la soie, il semble que la tyrosine et la lysine soient ls deux maillons les plus touchés, car on a toujours constaté une diminution du taux de ces deux amino-acides dans les produits d’hydrolyse de ces protéines traitées
préalablement à l’acide nitreux (2).
(1) Max Dunx et Carl Scaminr. Loc.-cit.
(2) Détermination des NH? par l’acide nitreux : Sacxs et Kormanx. Zeit. f. Analyt. Chemie, 14, p. 880 (1875). Kôüxrc. Chem. d. Mensch. Nahrung und Genussmittel, 4 Auflage,; t. rx, p. 274.
Vax Szyxe. Berichte, 48-3, p. 8170, et 44-1, p. 1684; Journal of Biol. Chem., € var, p. 34 (1910); +. rx, p. 185 (1911); Ds Del OI) Peer D 270 (1012):
Fiscaer. Annalen, &t. cocxxxx, p. 177 (1905). Van Scvre-BrrcHaRrp. J. Biol. Chem., t. xvr, p. 39 (1914). Krein. J. Biol. Chem., t. x, p. 287 (1911).
Dünx et Scamipr. J. Biol. Chem., t. vrrr, p. 401 (1922). Waricre et Wirson. J. Biol. Chem., t. Lvr, p. 183 (1923). Primmer. J. Chem. Soc., t. cxxvir, p. 2651 (1925). Exemple : M. Dunx et H. Lewis. J. Biol. Chem., t. XxXXIX, p. 327 (1921). :
Cf. Conférences de BLancaerièRe et de Moræx, Loc.-cit,
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Pour ces raisons, nous n'avons attaché aucun caractère absolu aux chiffres obtenus expérimentalement, mais nous pensons (que cette méthode peut être utilisée avec fruit pour comparer deux protéines entre elles et surtout pour comparer à elle-même une protéine considérée sous divers états, ou à différents instants, lors d’un traitement industriel.
Les chiffres nettement plus faibles obtenus avec la fibroïne ou la soie grège, amènent tout naturellement à penser que, dans le cas de la soie, on a affaire à une molécule plus grosse ou plus fermée (structure cyclique) que dans le cas de la laine.
Il suffit, d’ailleurs, d'observer la différence d'action de la quinone et des diastases hydrolysantes, pour avoir de nouvelles confirmation de ce point de vue.
Nous trouverons, dans l'examen du gonflement de ces deux fibres, un argument de plus en faveur de cette opinion.
Il est évident que la méthode peut s'appliquer à la laine pour mesurer les altérations subies par cette fibre qui, comme on le sait, sont accompagnées d’une hydrolyse libérant des NH°, avec une intensité proportionnelle à celle de l’altération.
Les difficultés de la manipulation et la lenteur du dosage pourraient, à juste titre, être considérées comme s’opposant à l’utilisation pratique de la technique précédemment exposée, mais on peut remarquer qu’il n’est point besoin d'attendre vingt-quatre heures pour avoir le renseignement cherché, La comparaison des chiffres obtenus au bout d’une ou deux heures, avec une laine normale initiale et les échantillons de cette même laine en différents points du traitement, permet de se faire une idée très nette de l’intensité du dommage subi.
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Nous avons mis à profit la précision de la méthode pour rechercher si l’action de la lumière n’entraînait pas un commencement d'hydrolyse de la laine.
Nous nous sommes adressés, pour cela, à des laines fines, venant directement de la tonte, épuisées à l’alcool, à l’éther, à l’eau distillée neutre, et séchées à l’air. Une portion fut conservée à l’abri de la lumière et l’autre soumise, en nappe mince, à l’action des rayons ultra-violets pendant vingt heures.
Sur chacun les lots, nous avons ensuite effectué le do- : sage, conformément au mode opératoire donné plus haut.
Les courbes ci-dessous, où sont rassemblés les chiffres obtenus, font ressortir très nettement une augmentation du taux de l’azote aminé primaire dans une laine insolée, vis-à-vis de la même laine non insolée (fig. 10).
Ce résultat est d'autant plus intéressant que l’on sait que l’action de la lumière est purement superficielle.
Au lieu d'effectuer le dosage sur la laine elle-même, on pourra le faire sur les liqueurs provenant de l’épuisement de cette dernière par l’eau ou sur les bains dans lesquels elle a été travaillée. Dans ce cas, on reviendra à la technique originale de Van SLYKkE, plus rapide que celle que nous avons indiquée. Elle est plus précise que la méthode qui consiste à doser colorimétriquement les produits biurétiques qui passent en solution et même que la méthode de SôRENSEN, lorsqu'on a affaire à des bains fortement colorés.
Il faut remarquer qu'une laine très fortement endommagée par une action alcaline ou acide énergique, mais bien lavée à l’eau distillée avant d'être soumise au dosage, ne donne pas de différence dans le taux d’azote aminé visà-vis de la même laine prise avant tout traitement, indice que la portion attaquée à été complètement solubilisée.
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Cette remarque peut s'étendre à presque toutes les méthodes qui ont été proposées pour mesurer l’intensité des dommages d’une fibre, méthodes qui n’apportent plus que des indications qualitatives de valeur médiocre, dès que
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échantillon à été bien lavé. On comprend ainsi pourquoi les méthodes microscopiques et dynamométriques ont conservé la faveur des techniciens pour l'évaluation précise
de la qualité des produits manufacturés.
En résumé, nous dirons que, par traitement à l’acide
nitreux, la laine donne naissance à un dégagement d'azote
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que nous diviserons en deux portions : l’une, correspondant au dégagement vif du début et provenant de groupes aminés aliphatiques situés près d'un carboxyle; l’autre, correspondant au dégagement lent et régulier d’azotè après la deuxième heure, que nous rapportons à des grou-
pes aminés aliphatiques situés loin du carboxyle.
Il y a, en même temps, formation de nitrosamine ou d'un nitrosophénol jaune, car on peut réussir la réaction de LIEBERMANX sur la laine passée en acide nitreux.
Il y a une diminution de poids notable dans quelques
Cas.
L'action de l'acide nitreux ne consiste done pas dans un
remplacement pur et simple d'un NH? par un OH.
La méthode de dosage pourra servir à mesurer l'hydrolyse déterminée par une opération industrielle trop énergique, à condition d'opérer à la fois sur la fibre restante et sur le bain résiduaire et comparativement avec la mar-
chandise avant tout traitement,
Nous avons d’ailleurs essayé de bloquer complètement les NH? et les NH susceptibles d’exister et nous nous sommes adressés pour cela à l’acétylation. Cette opération, qui a été l’objet d’un certain nombre de travaux et de brevets, fut réalisée par nous de la manière suivante : 10 grammes de laine, bien séchée par un courant d’air see à 70°, furent mis dans un mélange préparé dix heures à l’avance et constitué par 20 eme. d’anhydride acétique, 80 eme. d’acétique glacial, 2 grammes d’acide sulfurique et 2 grammes de pyridine anhydre.
Lorsque l’imprégnation fut parfaite, nous avons chauffé deux heures au bain-marie vers 60°, en remuant lentement, Après refroidissement complet, nous avons essoré la
laine pour la débarrasser de l’excès du liquide qui la baï-