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tuite et une assistance aux vieillards, infirmes et incurables, indépendantes de celles de la métropole. Elle n’a pas d’Assurances sociales, pas plus que le reste de notre Empire colonial.
B. La Tunisie est moins riche que l'Algérie.
C. Le Maroc possède des textes relatifs aux congés de longue durée.
D. Les vieilles colonies (Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion) ont reçu une partie de la législation de la métropole : Assistance médicale gratuite et Assistance aux vieillards, infirmes et incurables.
Malheureusement, elles peuvent rarement subvenir à ces gros frais d'assistance.
E. Les nouvelles colonies (Indochine, Madagascar, A. O. F., A. E. F.) ont un système d’assistance particulier : L’'assistance médicale indigène. Tous les indigènes, indigents ou non, y ont droit: le tuberculeux est ainsi hospitalisé dans un hôpital indigène. ;
10° Telle est en gros, notre législation antituberculeuse ; le progrès accompli en ces dernières années est énorme : à l'heure actuelle, tout Français tuberculeux peut se soigner.
Dans certains départements qui sont allés jusqu'à dépasser les obligations imposées par la loi, comme la Seine, où fonctionne l'O. P. H. $S., on peut dire que l’Arsenal antituberculeux est presque parfait à l'heure actuelle.
Cependant il y a d’autres départements moins favorisés : pour ceux-là surtout, quelques suppléments à la législation existante nous semblent souhaitables.
À. Principalement il serait bon que nous possédions : a) une loi, ou un simple décret, sur les préventoriums, les assimilant aux sanatoriums ;
b) une loi sur le placement des enfants en contact avec des tuberculeux ;
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c) un décret sur les colonies de vacances, réglementant l'examen médical des enfants avant leur départ et le choix des nourriciers ;
d) une loi sur les écoles de rééducation professionnelle et sur les œuvres post-sanatoriales ;
e) enfin un décret étendant à tout le pays, sous réserve de la tolérance nécessaire pour les pauci-bacillaires, la déclaration obligatoire de la tuberculose, en vigueur déjà en Alsace et en Lorraine.
B. À tous ces vœux récemment exprimés par d’éminents phtisiologues, ne nous sera-t-il pas permis d'en ajouter un qui intéresserait spécialement la Faculté de Médecine et le corps médical ? Nous croyons qu'il ne serait pas inutile de faire mieux connaître aux étudiants en médecine les immenses progrès réalisés depuis vingt ans en France en ce qui concerne le dépistage et le traitement de la tuberculose; un décret pourrait rendre obligatoire un cours de législation antituberculeuse, après un stage dans les services de phtisiologie et avant un examen sur cette spécialité.
Vu, bon à imprimer :
le Président de la thèse,
F. BEZANCON.
Vu : le Doyen de la Faculté,