‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose Cutanee (volume 2)Chapitre 15 sur 30 · PR AAN · texte numérisé non relu

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l’opération et le 26, la réaction locale est très nette. Le 28 décembre, nous nous bornons à vider le pus, environ & cm° sans rien injecter. Le lendemain, l’amélioration est considérable, l’allure inflammatoire a disparu et le bubon s’est affaisse.

Le 1* janvier, il est considéré comme guéri, on continue, naturellement, le traitement antisyphilitique.

EN RÉSUM£ :

Malade atteint d’une adénopathie mixte par infection simultanée par le tréponème pâle et le streptobacille, traitement parallèle au novarsénobenzol et au bactériophage sur un'bubon datant de 13 jours au début du traitement ; guérison en 9 jours, après 2 injections et une ponction évacuatrice, la réaction locale ayant été nette après chacune des injections.

Obs. V. — Ver.…., vient consulter le 31 janvier 1930

pour une ulcération du frein dont il s’est aperçu le 28 janvier 1930.

C'est un chancre mou typique, siégeant au frein, débordant sur le sillon balano-préputial, un peu plus petit qu’une pièce de 0,50. Le pus contient des bacilles de Ducrey, l’ultramicroscope ne met pas de tréponèmes en évidence. Le Bordet-Wassermann pratiqué le 21 février montre une hémalyse totale (H. 8).

Traitement. — À partir du 31 janvier 1930, le malade se fait 3 pansements par jour avec du bactériophage, il est vu tous les.3 jours dans le laboratoire d'Hématologie de la Faculté (M. Peyre).

At

Le 3 février, la suppuration est presque tarie, on ne trouve pas de bacilles de Ducrey à l'examen sur lame, le fond est complètement détergé, bourgeonnant bien ; ia cicatrisation des bords commence.

Le 21 février, le chancre est totalement cicatrisé, il reste dans l’aine gauche un ganglion légèrement tuméfié

et un peu sensible à la pression.

Le 28 février, le malade que nous avons convoqué pour lui donner la réponse du B. W. se plaint d’un écoulement uréthral. Il s’agit d’une très pelite goutte obtenue par expression. La miction n’est pas douloureuse, Nous pensons qu’un malade moins soigneux ne se serait pas aperçu de la suppuration.

A l'examen direct, comme par cullure (sur gélose ascite) on trouve en grand nombre toute la flore microbienne habituelle du méat, pscudodyphtériques, sarçines, bâlonnets courts, gram et rares bâtonnets gram. Toutes ces espèces microbiennes en nombre considérable dans le pus. Il n’y a ni bacille de Ducrey, ni gonocoque. Une épreuve de la bière semble plutôt diminuer l'écoulement, sans modifier la flore microbienne. On conseille, du 8 au 24 mars, des instillations intra-uréthrales d'oxycyanure de mercure sans résullats. Le 24 mars, apparait une poussée d’herpès génital ; on suspend tout traitement et le 10 avril lécoulement est disparu.

EN RÉSUMÉ

Malade atteint d’un chancre mou de la grandeur d’une pièce de 0,50, détergé en 6 jours, cicatrisé en

21 Jours, apparition d'une uréthrite à microbes banaux, disparaissant par l’abstention thérapeutique.

Obs. VI. — L’'Hu..…., qui vient consulter le 24 février pour des ulcérations de la verge datant de 6 jours.

Il présente sur le gland, à 11 heures, un petit chancre lenticulaire, mais très creusé dans le sillon balano-pré pulial, face à celte ulcération, un chancre mou de 4 mm. sur 2 mm. À droite du filet, deux chancrelles ayant chacune 5 mm. sur 3 mm. La recherche du bacille de Ducrey est positive, on ne trouve pas de tréponème. Le B. W. pratiqué le 20 mars est H. 8.

Traitement. — Le 24 février, on commence le traitement habituel.

Le 28 février, les ulcérations sont détergées, le fond est propre et bourgeonne. La cicatrisation semble commencer pour les chancres du sillon balano-préputial, à droite.

Le 10 mars, on note l'arrêt de la cicatrisation, les ulcères ont pris le {ype de l’ulcus élevatum. Ils secrètent par pression une abondante sérosité claire. Ensemencée sur bouillon ordinaire, elle ne donne pas de culture. Les examens sur lame ne montrent pas de germes. Seul le chancre du gland continue à suppurer. I tend à se recouvrir d’une croûte se reproduisant rapidement et sous laquelle le pus s’amasse. Nous montrons le malade à M. le P' Gougerot, qui nous engage à persévérer dans notre traitement.

« Le 15 mars, nous revoyons le malade qui a cessé tout

traitement depuis 3 jours. Tout le terrain gagné est perdu. La suppuration est très abondante, le bourgeonnement du fond est abrasé, les bords décollés. Aspect typique du chanere au début. Pansement du bactériophage adapté aux microbes intestinaux.

Le 16 mars amélioralion notable.

Le 20 mars cicatrisation des chancres.

Nous n'avons pas revu le malade pour des examens ultérieurs.

EN RÉSUMÉ

Malade traité pour une couronne de chancrelle datant de 6 jours. Malgré l’indocilité du malade, la guérison a été obtenue en 24 jours, se décomposant ainsi : les chancres sont détergés en 4 jours, évolution vers le type de l’ulcus molle elevatum, arrêt de toute thérapeutique pendant 5 jours, reprise de la suppuration, guérison en 5 jours.

Obs. VIT. — Nous donnons ici celie observation,bien que le malade soil encore en traitement, pour donner un aperçu complet de notre travail,el que nous pensons tirer d’intéressantes déductions de l'étude de ce cas.

Schw..., vient consulter pour des ulcérations remontant à 2 jours.

Le 28 janvier 1929, le malade présente des ulcérations du méat, portant symétriquement sur chaque lèvre, avec une très abondante suppuration. Sur le frein, une chancrelle de 5 mm. sur 4 mm. Sur le repli balano-prépu-

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