‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 12 sur 56 · INCUBATION · texte numérisé non relu

INCUBATION

La période d’incubation varie considérablement. Celà tient à de multiples facteurs qui peuvent l'influencer, notamment la résistance du terrain, la virulence et le

nombre de parasites inoculés.

En lraq, comme ailleurs, il est très difficile de fixer pour l'infection naturelle, la durée latente de la maladie. Tous les auteurs qui ont voulu préciser cette période, se sont heurtés à de multiples difficultés. Ils se sont orientés vers l’inoculation expérimentale chez les animaux, ou mieux encore chez l’homme, laquelle leur a fourni des

présomptions plus ou moins précises.

Cependant, les multiples observations d'infection expérimentale rapportées, ont encore donné des écarts variables. LAVERAN qui a étudié la question des leishrnanioses d’une façon approfondie et dont les travaux font autorité, fixe à 15 jours la durée minima de l’incubation chez l’homme, à 7 mois la durée maxima, et à 2 mois la

durée moyenne.

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L'examen attentif des cas de boutons d'Orient survenus chez des étrangers arrivant dans le pays, a permis d’obtenir plus de précisions sur la durée d’incubation de la dermatose en Iraq. Il est courant de voir à Bagdad des européens atteints de boutons après un séjour de 2 à 4 mois. Wenyon cite un cas authentique où la durée n’était que de deux semaines. D’autres auteurs ont rap-

porté des cas où elle a duré davantage.

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Tableau d’après les constatations faites en 1917 à Basrah, par E.-P. Connor et H.-E. Sxorr, sur des soldats de l’armée anglaise et indiquant la durée de séjour dans le pays avant l'infection.

Parmi les 4 cas qui ont dépassé les 12 mois, on trouve

3 cas après 18 mois de séjour et un cas de { mois.

Remarquons que « durée de séjour » ne signifie pas « durée d’incubation ». Gette dernière ne court que du moment où le sujet se trouve réellement infecté. Or, il est fort possible, et même certain que cette infection ne se produit qu'après un temps variable à compter de l’arrivée du sujet dans le pays. Il en résulte, que la longue durée apparente d'un certain nombre de cas reproduits ci-dessus, ne doit pas nous faire croire à une période d’incubation particulièrement longue, mais plutôt à la possibilité pour le sujet d’avoir échappé pendant quelque temps à l'infection.

Il est important de connaître la date d’arrivée du sujet, dans la région, car il peut se faire que cette date se place à une époque de l’année où l'infection est pratiquement inexistante.

Deux inoculations expérimentales faites à Bagdad avec le virus local par WeEnxox, l’une sur une femme, l’autre sur lui-même, ont donné des durées d’incubation réciproques de sept mois et de six mois et demi. Le docteur SAATI qui a pratiqué un certain nombre d'inoculations expérimentales à Mossoul, considère la durée de deux

mois comme étant la plus commune.

Après examen de toutes ces observations, on peut dire qu'en ce qui concerne l’Iraq, la durée moyenne de l'incubation est donc de deux mois. De même pour les cas extrêmes, les chiffres donnés par LAverAN, et reproduits

ci-dessus, se trouvent également justifiés.

PS Den

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