‹ Contribution à l'Étude de la LèpreChapitre 10 sur 51 · EH · texte numérisé non relu

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lection de la lèpre pour les nerfs périphériques, encore qu'on n'ait pu déceler le B. de HANSEN dans les cornes antérieures de la moelle et les ganglions spinaux. Aussi le même auteur poursuit-il: « La lèpre peut, sans nul doute, déterminer des accidents qui ressemblent au syndrôme de MORVAN, et on est souvent embarrassé pour distinguer la nature lépreuse ou syringomyélique du syndrôme. On doit décrire un Type MORVAN de lèpre nerveuse, d’ailleurs assez rarement observé ».

Cette dernière opinion est aujoud'hui admise par nombre de médecins (DÉJERINE, AMEUILLE, SÉZARY, CLAUDE). L'autonomie du panaris analgésique, proclamée par MORVAN en 1883-86, a perdu un certain nombre de ses partisans ; elle est défendue par PLATEAU, dans sa thèse de 1904 : le syndrôme morbide pourrait être offert par la lèpre, la syringomyélie, et d’autres affections médullaires ou periphériques, en prendre le masque, mais il conserverait toujours ses caractères originaux.

Après avoir examiné quelques cas de lèpre observés tout d’abord par ZAMBACO, JEANSELME dit n'avoir retrouvé aucun signe de lèpre ; les recherches bactériologiques sont toujours restées négatives. Il est certain qu’on a voulu voir la lèpre un peu partout, et c'est ce qui fait dire à ACHARD: « Le type MORVAN de la syringomyélie a été souvent assimilé à la légère à la lèpre, dont il se distingue tout au moins dans les formes ordinaires de lèpre anesthésique, où la dissociation de l’anesthésie fait généralement défaut, où l’anesthésie n’a pas de distribution radiculaire, où les mutilations des doigts sont plus accusées, où le panaris manque ordinairement, où les membres inférieurs sont

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