PER EL IE OP
La Corrèze a possédé dans beaucoup de ses communesun certain nombre de ces anciens asiles, que nous retrouvons actuellement dénommés cabannes à :
Affieux ; Allassac ; Altillac ; Benayes ; Beyssac ; Brignac ; Camps ; Chamberet ; Chanac ; Cublac : Espartignac ; Estivaux ; Eyburie ; Favars ; Laroche-près-Feyt ; Le Lonzac ; Louignac ; Naves ; ‘Salon ; Sérandon ; Saint-Clément ; Saint-Etienne-la-Geneste ; Saint-Exupéry ; Saint-julien-le- Pèlerin ; Saint-Julien-le-Vendômois ; Saint-Jal ; Saint-Salvadour ; Saini-Sernin-Lavolps ; Voutezac ; Vigeois.!
Nous relevons l'existence de chabannes à :
Ambrugeat ; Beynat ; Brignac : Chartrier ; Chasteaux ;
6) Courteix ; Lafage ; Lamazière-Basse ; Lubersac ; Mestes ; Monceaux ; Montgibaud ; Perpezac-le-Noir ; Sarroux ; Segonzac ; Saint-Bonnet-Avalouze ; Saint-Angel ; Saint-
France par le roi. Les usurpations se multipliaient, les biens étaient appropriés et par les titulaires, et par des étrangers. En 1572, Grégorie XII le réunit à celui de Saint-Maurice ; cette bulle ne fut pas reconnue en France. et l’ordre continua à se considérer comme complètement indépendant du grand maitre italien (1578).
: Entre temps, en 1562, Boigny était tombé aux mains des calvinistes et démantelé.
A la fin du xvi° siècle, l’ordre devint purement nobiliaire, et reçut-comme chevaliers de riches bourgeois. A la faveur des troubles qui déchiraient le royaume, ce fut le signal du pillage et de l’usurpation ; l’ordre se dispersa, ce fut l'anarchie ; la grande maitrise devient une sorte de bénéfice concédé par le roi à un favori.
Réorganisé sous Henri IV en ordre purement militaire il s'unit en 1608 à celui de Notre-Dame du Mont Carmel nouvellement créé (1607) ; ce dernier devait s'enrichir des biens de l’ordre de Saint-Lazare. et le faire profiter des privilèges à lui accordés par le Pape. Au service du roi, l'ordre ainsi formé perdit beaucoup de chevaliers. 11 était principalement recruté parmi les ofliciers dont on voulait récompenser les services par l'attribution des revenus des commanileries. Malgré des usurpations ultérieures et des fortunes diverses l’ordre de Saint-Lazare et du Mont Carmel subsista jusqu’au xvui® siècle ; mais, depuis longtemps ilne s’occupait plus des lépreux
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Bonnet-Elvert ; Saint-Bonnet Port-Diea ; Saint-Chamant ; Sainte-Féréole ; Saint-Fréjoux-le-Riche ; Saint-Hilaire- Foissac ; Saint-Hilaire-les-Courbes ; Saint-Rémi ; Saint- Rémi : Saint-Robert ; Saint-Victour ; Tarnac ; Ussel ; Yésandon (où l’on observe les variantes chabanoux et cabanis)(1).
Sur le territoire de certaines communes corréziennes, beaucoup de noms de maisons ou de hameaux rappellent, à n'en pas douter, des souvenirs de l’ancienne épidémie de lèpre (Mazeau, Mezel, Blanquet) (2).
Bar (la Fontmazeau) : Chamberet (le Mazeau, le Mazeaufroid, le Mazelaygues) ; Chauffour (le Mazeau) ; Chenaliers (le Mazeau du Mascheix) : Lagraulière (le joujou du Mazel) ; Meilhards (le Mazeau, avec chapelle de Saint-Eutrope) ; Brive (le Mazeau).
A Limoges se trouve l'hôpital des Blanquets. En Bas- Limousin nous voyons : à Beyssac (le Bois-Blanchier) ; à Beaumont (la Blancherie).
Les paroisses, dont les noms forment la longue liste ci-dessus, présentent, de nos jours encore, pour la plupart, des bordes, groupes de maisons en pierre isolées, perdues dans les bois, situées à proximité d'un ruisseau ou d'une fontaine, pourvues d'un oratoire, d'une « chapeloune » dédiée à l’un des saints guérisseurs de la lèpre ou parfois de la peste, car après les épidémies de lèpre du Moyen Age, les Ardents et les Pestiférés ont pu y être installés.
Ces bordes, constructions durables, mais plus coûteuses, succédèrent aux cabanes de bois, que l’on brülait à la mort
(:) cf. pe Nussac. La « venue » de G. Cabanis Bull. Soc. se. hist. arch. de Brive — sept.-déc. 1922.
(2) Mazel et Mazeau ne semblent pas impliquer forcément l'idée de lépreux : mazel, diminutif de mas, veut dire aussi étal de boucher (/{ou maselin) (be Nussac). Aussi ne relevons nous que les noms de lieu où d’autres raisons nous portent à croire à l'existence de lépreux au Moyen Age.