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sements hospitaliers; les unes, demeurant dans les léproseries soignaient les lépreux, les autres restant dans les propriétés qu'elles continuer à gérer, contribuaient à la subsistance des établissements. Nombre de donats n'étaient que de simples serviteurs. Il y avait aussi des donates, femmes chargées de la direction du ménage dans les communautés de lépreux, elles étaient elles-mêmes soumises à une « domina » remplissant le rôle de maîtresse et entourées d'égards particuliers (GUuIBERT).
Les oblats étaient des enfants remis au prieur par leur famille pour être élevés et attachés à la léproserie. Le Cartulaire de Beaulieu cite des actes d'oblation et en relate les formalités. Certains oblats étaient des fils de lépreux ; ils étaient pour ainsi dire des serfs volontaires, mais non pas des frères lais (du latin laïcus, laïc), destinés aux ouvrages serviles ; ils recevaient une instruction soignée et devaient être promus au sacerdoce, s'ils ne contractaient pas la lèpre. Cette situation de donné n'était pas humiliante et ne constituait pas une infériorité sociale. Presque toutes les léproseries ont eu des oblats en Limousin.
Par ce qui précède, nous voyons que les lépreux au temps des croisades ne semblent pas avoir été partout l'objet de la haine et de l’exécration populaires. A la suite des mesures prises contre eux, de la relégation à laquelle ils furent soumis, le sort de ces malheureux ne fut certainement pas enviable fr). Mais il ne paraît pas qu'ils aient été systématiquement maltraités. Des excès ont pu être commis. les chroniques limousines de l'époque ne nous les rapportent
(1) Sur la condition sociale des lépreux au Moyen Age: Giry. — Art « Lépreux » Grande Encyclopédie.
Guibert. — Les lépreux et les léproseries de Limoges.
Pétiet. — Histoire de l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem. Plateau. — Recherches hist. et topog. sur la lèpre en Bretagne. Rondelet — Les mesures de défense contre la lèpre.
Zambaco. — La lèpre à travers les siècles et les contrées.
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pas Nous devons constater au contraire le grand effort fourni par la charité chrétienne en un temps où régnaient des mœurs qui, aujourd'hui, nous paraîtraient rudes.