‹ Contribution à l'Étude de la LèpreChapitre 32 sur 51 · DÉCADENCE ET DISPARITION DES LÉPROSERIES EN BAS-LIMOUSIN · texte numérisé non relu

DÉCADENCE ET DISPARITION DES LÉPROSERIES EN BAS-LIMOUSIN

Les Hôpitaux

Grâce à la séquestralion et aux mesures rigoureuses auxquelles furent soumis les lépreux du xri° au x1v° siècles, grâce à l'amélioration des conditions générales de l'hygiène publique, grâce aussi à la diminution de la virulence de l'épidémie au fur et à mesure de sa longueur, le nombre des personnes contaminées diminua sans cesse. Aussi voyonsnous diminuer parallèlement le nombre des léproseries ; les unes complètement abandonnées disparurent peu à peu, ou ne subsistèrent plus en tant qu'asiles de ladres ; les autres furent régies par une discipline de moins en moins sévère. Les pouvoirs épiscopaux ou municipaux, qui tendaient à se substituer aux premiers, se relachèrent peu à peu; les lépreux et leurs supérieurs ne vécurent plus les uns au contact des autres. BALUZE, qui a publié les Lettres d'Innocent III appelle l'attention sur cette phrase du Souverain Pontife : « le jour où le maitre et les frères chargés de l'administration des hôpitaux ne se considèrent plus comme les serviteurs des malades, mais comme les receveurs de leurs revenus, les hôpitaux cessèrent de fonctionner » ; enfin ils furent des déprédateurs plutôt que des défenseurs, des protecteurs et des pasteurs.

Les léproseries avaient pourtant conservé un souvenir des anciens règlements; mais ces derniers n'étaient plus appliqués de manière aussistricte qu'auparavant. Charles VI, en 1383, en 1404 et en 1413, fut obligé, pour enrayer les

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