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porains du règne de Louis XIIT ont signalé leur rareté : Jean ViGo dit mêmene pouvoir citer qu'un cas certain de lèpre.
D'autre part, les guerres de religion, funestes à un grand nombre de demeures du Bas-Limousin amenèrent, non seulement la destruction de châteaux, — par exemple celui de la commanderie de Bellechassagne, mais encore celle de nombre d'églises, métairies, moulins et bâtiments hospitaliers. De plus, l’incurie et une administration déplorable conjugant leurs effets, un certain nombre d'hôpitaux tombèrent en ruines ou dûrent être fermés : il en fut ainsi pour la maladrerie de Bonnefont, et certains établissements de la commanderie de Puy-de-Noix ; lorsqu'en 1616 les visiteurs de l'Orde de Malte y eurent constaté les résultats d’une mauvaise administration, ils durent ordonner la construction d’une nouvelle maison de secours (1615).
Les léproseries qui survivaient au début du xvi® siècle, appartenant soit aux municipalités, soit aux évêques ou aux ordres hospitaliers, quoique n'abritant plus qu'assez rarement des ladres, servaient de logis à une catégorie spéciale de mendiants. Beaucoup de ces derniers, nullement entâchés de lèpre, s'en prétendaient atteints, pour jouir des dons, legs et immunités séculaires attribuées aux hôtes de ces établissements. Une déclaration royale de 1612 dut ordonner aux soi-disants ladres une visite d'admission (1).
Si vers la fin du xvi* siècle les léproseries disparaissaient en France, par contre subsistaient, ou s'organisaient d’autres établissements, des maison-Dieu, des hôpitaux (2), ouverts
(1) Surles les lépreux à partir du xiv* siècle, et sur leurs ressources, Cf. GUIBERT op cit. p. 93-103 et sq.
(2) Comme l'écrit M. V. Foror, l’étymologie des mots Apital et hospice est la même (Lospes, itis). Hôpital se disait autrefois de la maison hospitalière où l’on recevait des hotes, somme les pèlerins, les pauvres, les infirmes. L’Aosp'ce était une maison religieuse établie pour donner l'hospitalité aux pèlerins et aux
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