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être érigées en hôpitaux ; les autres devaient être rattachées à des établissements hospitaliers auxquels devaient passer et les obligations, et les immeubles avec leurs redevances.
Il nous a été donné de constater dans les archives hospitalières de la Corrèze l'existence de lépreux soignés ou secourus en diverses années des xvie et xvri® siècle. En outre, jusqu'à la fin de cette époque, les prêtres limousins toléraient, lors des grandes fêtes (Semaine Sainte en particulier), l'exhibition des ladres à la porte des églises, ou le jour des morts, à l'entrée des cimetières. M. GuiBerrT rapporte, d'autre part, le cas d'un prêtre considéré vers 1692 comme guéri de lèpre, et qui, en homme prudent, pour ne pas perdre le bénéfice de sa patente, fit stipuler dans un contrat qu'en cas de rechute, il pourrait reprendre sa place dans son ancienne maladrerie.
Lorsqu'arriva la tourmente révolutionnaire, nous pouvons dire qu'en Limousin, il n'existait plus de maison spécialement destinée aux lépreux. Ces derniers devenus très rares pouvaient sans doute se rencontrer isolément et être admis, vers 1793. au même titre que les autres malades dans les hôpitaux généraux. Celui de Tulle. soivent en situation précaire au cours des guerres de la Révolution et de l'Empire, subissait en effet une évolution analogue à celle des établissements similaires: les mendiants, les pauvres en étaient de plus en plus exclus. Par contre on recevait des enfants trouvés, des vieillards, fous, filles et femmes enceintes (MELON DE PrApor).
Pendant Ia Révolution et même après, on voyait des colonies de mendiants patentés point du tout atteints de lèpre, bien portants en général et entourés d’une nombreuse famille, dont quelques-uns entretenaient une affection le plus souvent bénigne, destinée à être invoquée comme un titre de propriété, occuper encore un certain nombre d’ancicnnes maladreries dans le diocèse de Limoges. Nous savons, Cn ce qui concerne la survivance de la lèpre en
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