‹ Contribution à l'Étude de la LèpreChapitre 44 sur 51 · PR: ER · texte numérisé non relu

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étaient réservés. En diverses localités de la Corrèze se sont élevées des maladreries de Saint-Jacques des Casseaux.

Il est à peu près certain que les léproseries que nous avons relevées en de nombreux lieux, dits maladreries, constituaient de véritables petits hameaux ; pourvus d'une chapelle, placès auxcroisées des chemins, ils donnaient asile presqu’uniquement à des ladres blancs, hommes, femmes et enfants ; et nous savons que la discipline y était peu rigoureuse.

Les ladres rouges, malades, ou rougnoux, étaient au XIIIe et au XIV: siècle, les sujets atteints de lésions profondes, de mutilations avancées, porteurs d'infirmités les confinant dans les maladreries à personnel nombreux, à régime intérieur sévère (maisons de malades). Ils étaient des lépreux en pleine activité, considérés comme contagieux au premier chef, et en certaines contrées du Limousin nous les voyons marqués au fer rouge afin qu'on puisse les reconnaître en Cas d'évasion.

Le nombre de ces derniers ne cessait de décroître, leurs maladreries se fermèrent peu à peu. Les blanchards constituèrent la majorité des ladres. Au xvVIe siècle, À. PARÉ, les décrivait ainsi:

« Toutefois, aucuns ont la face belle et le cuir poliet lisse, ne donnant aucun indice de lèpre par dehors, comme sont les ladres blancs appelés cachots, cagots et capots que l’on trouve en Basse-Bretagne et en Guyenne, vers Bordeaux, où ils les appellent gabets ».

La lèpre s’éteignant, les cagots du Sud-Ouest, les blanquets du Limousin devinrent eux-mêmes très rares : leurs maladreries, donnèrent alors surtout un abri à des colonies d’indigents ou de mendiants. Cependant ces lépreux, avérés ou considérés comme

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