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rition en France des anciennes épidémies de lèpre. L'isolement des ladres, une hygiène se développant peu à peu, le bien être devenu accessible aux populations, une visite médicale. des suspects mieux faite, onteu une efficacité certaine. Beaucoup de lépreux furent emportés très jeunes par la tuberculose pulmonaire ; beaucoup de leurs descendants, — tout en présentant des troubles de croissance (défaut de taille, nanisme, arrêt de développement des mains, des bras, déformation en griffe, etc.) ne furent guère contagieux, ne se reproduisirent pas au delà de quelques générations, et ainsi ne perpétuèrent plus leur mal.
Nous connaissons par contre l'expansion de la lèpre coloniale, et nous devons nous demander si les sujets qui en sont atteints peuvent à leur arrivée dans notre pays contagionner les populations françaises. Ce problème est lié à celui de la survivance de la lèpre en France, dans sa forme autochtone, car : « la lèpre vient du lépreux, comme la syphilis du syphilitique (BESNIER) ».
ZAMBACO, partisan de l'’hérédité de la maladie, estime que le bacille de Hansen est insuffisant à lui seul pour propager la lèpre en Europe, où il est inoffensif. Et il a même écrit: « La Lèpre est une affection nerveuse, consécutive à une dyscrasie du sang (1) ». Il faut à la graine d’autres conditions de milieu et de réceptivité pour qu'elle germe. Et de fait, le b. de Hansen ne s’est jamais montré cultivable ni inoculable à i'homme dans notre pays tout au moins.
Pour d’autres auteurs (MARCHOUX, DARIER) la
(x) Zambaco — Voyage chez les Lépreux, Paris, Masson,
contagiosité est certaine, mais son mécanisme est ignoré, et paraît soumis à certaines conditions (1) : des lépreux importés à Paris n'y créent pas de foyer d'épidémie, et cependant nos compatriotes contractent fréquemment la maladie en pays lépreux. Peut-être faut-il voir là la nécessité d'un hôte intermédiaire n'existant pas partout: moustiques (2), punaises, rats (3) ?
Nous constatons en France l'extrême rareté des cas où la contagion est prouvée, mais nous ne pouvons en affirmer l'impossibilité absolue (JEAN- SELME (4). En ce qui concerne la lèpre autochtone, nous devons considérer que, le plus souvent nous sommes en présence d'individus présentant des manifestations atténuées de.lèpre, maladie dont l'influence dystrophique est bien connue (ROGER (5)
(1) Petrini de Galatz. Cong. Dermatologie Berlin (1904). Ces causes seraient l'alimentation, le sol, le climat.
(2) Hypothèse combattue par Jeanselme, à la suite de ses expériences en Nouvelle Calédonie.
(3) Marchoux. Lèpre murine. Revue d'hygiène et de police sanitaires, août 1913; Lèpre de l'Homme et Lèpre du Rat. Annales de l’Inst. Pasteur, t. xxx vtr, n° 4, avril 1093.
Le rat atteint de lèpre peut être dangereux pour l'homme ; aussi cet auteur émit-il l'opinion qu'une explosion de lèpre active est toujours possible en France, surtout dans des lieux où se retrouveraient les causes favorisantes de la contagiosité : misère, saleté, promiscuité, contacts prolongés entre gens sains et gens atteints de lèpre ouverte (mucus nasal, salive, sécrétions, génitales, tubercules ulcérés, émission de sécrétions bacillifères).
(4) JeANSELME : Lèpre contractée à Paris Ac. de Médecine, 18 déc. 1923. La transmission s'est faite du père au fils. Des cas analogues ont été cités par LAUDE, PERRIN, PRourk.
@, Rocer. Maladies infectieuses, 1902, p. 1238.
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