‹ Contribution à l'Étude de la LèpreChapitre 6 sur 51 · M DA EE · texte numérisé non relu

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lépre sévit avec activité et violence, et où se trouvent des confrères connaissant la maladie », :ïl soutint que « ces affections étaient des reliquats de la lèpre qui a tant ravagé la France au Moyen- Age(1) >. |

Cette opinion fut bientôt appuyée par certains médecins de la marine ou des colonies (LUCCASs, CALMETTE, BRASSAC) ; presqu'en même temps étaient signalés des foyers de lèpre en Allemagne, près de Memel, et en Autriche.

A Paris, chez un grand nombre de sujets considérés comme des syringomyéliques, ZAMBACO retrouva les stigmates de la lèpre (griffe, maux perforants, troubles sensitifs, Iépromes perceptibles à travers les téguments). Il parvint à convaincre CHARCOT et FOURNIER que la syringomyélie serait une forme atténuée de la lèpre anesthésique, déjà

décrite par DANIELLSEN et BOEcKk. Les idées alors:

régnantes n'étaient pourtant pas favorables à sa thèse, car on admettait la disparition complète de la lèpre en France depuis le Xve siècle, et par suite, queles affections nouvellement décrites ne pouvaient avoir rien de commun avec elle. Cependant, bientôt, POTAIN, CHAUFFARD, DEBOVE, PITRES accréditaient la théorie de ZAMBACO du poids de leur autorité.

Voulant achever sa démonstration, ce dernier auteur entreprit un voyage en Bretagne, où il fut frappé par les traces imposantes laissées par l'épi-

démie du Moyen Age (léproseries, monuments di-

vers, souvenirs linguistiques). Il retrouva d’une façon constante les symptômes de lèpre chez les gens

(1) Communication à l'Académie de Médecine de Paris, mai 1893.

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