LE ET
Examen : conduit normal, enduit de muco-pus filant, sans odeur. Ex. bactériologique : nombreux strepto, pneumo et staphylo.
Le 13 janvier : Augmentation de l’écoulement. Le pus fait
une tache jaune sur le coton placé dans la conque. Pus filant, clair, sans odeur. Légère douleur région mastoïd. à la pression.
Ex. bactériol. strepto-pneumo-staphyl.
Le 18 janvier : Etat stationnaire, mais légère élévation de la température : 37°9,
Ex, bact#uide
La température s'élève pendant deux jours jusqu’à 39°, puis retombe à la normale.
Le 21 janvier : Ecoulement presque tari.
Le 27 janvier : Guérison, légère diminution de l’audition par l'air.
En résumé, lésions de la face caractérisées par des nodules et lésions nasales limitées à la cloison presque seulement.
Traité par du sulfure d’antimoine colloïdal, 2 c/c tous les jours par série de 10 injections.
Obs. 5.
Décembre 1924.
La malade présente un épaississement du nez et un effondrement du lobule. L’orifice narinaire est affaissé et prend la forme d’un V ouvert en avant. Le bord libre est infiltré et la souscloison recouverte de croûtes très adhérentes, brunâtres et sèches, sous lesquelles on trouve une cicatrice rosée, non suintante, à bords irréguliers, s'étendant de la sous-cloison au bord libre de l’orifice.
La malade respire difficilement par le nez. Le côté gauche cependant et plus perméable. Les orifices narinaires se laissent aisément dilater par le spéculum et présentent alors une ouverture normale. La filière nasale est pleine de croûtes verdâtres, dures,
d’odeur fade, difficiles à extraire, et qui en certains points font saigner la muqueuse.
Cour... MÈRE (42 ANS)
EXAMEN DES FOSSES NASALES. — Rhinoscopie antérieure. — a) La cloison cartilagineuse a disparu. Il existe un orifice
Ji '
Sr
qui s'étend de la sous-cloison, (dont il ne reste qu’un millimètre correspondant au tissu cellulo-fibreux), à la portion osseuse, Le trou a la grandeur d’une pièce d’un franc. Le bord de l’orifice, au niveau de la cloison osseuse, est tuméfié, rouge, avec des points saignant facilement et peu sensibles.
b) Les parois externes sont modifiées
A gauche : le cornet inférieur a disparu. Il n’en reste qu’un repli correspondant à la portion osseuse, sur lequel on trouve une croûte brunâtre.
Le cornet moyen par contre est hypertrophié, rouge, peu rétractile par la solution cocaïne-adrénaline.
La muqueuse de la paroi externe, rouge violacé avec des placards plus foncés, saigne facilement ; le méat moyen n’est pas visible.
A droite : les cornets inférieur et moyen, atrophiés, subsistent en partie. ,
La muqueuse de la cloison osseuse de ce côté est plus pâle et tapissée de granulations, très petites, gris jaunâtres, rappelant certaines formes de lupus endonasal.
Rhinoscopie postérieure : L’atrésie du cavum la rend difficile. II y a cenpendant peu de réflexes sur le voile et la base de la langue. Ë |
a) Le bord postérieur de la cloison est épaissi et infiltré au niveau du pied. Les queues de cornet ont disparu, se réduisant à un bourrelet mince appliqué contre la paroi externe.
b) La face inférieure du voile, comme la face supérieure, est tapissée, sur environ les deux-tiers dans la région médiane, de granulations jaunâtres, fauves, sur une muqueuse plus pâle et épaissie, semblables à celles de la muqueuse de la cloison à droite et rappelant également le lupus.
c) La luette déformée est infiltrée, rigide, Le voile a perdu son élasticité ; il est immobile et infiltré.
EXAMEN pu Bucco-PHARYNx. — L’orifice buccal est déformé. La lèvre supérieure et la région sus-labiale à gauche sont affaissées ; les cicatrices de la commissure gênent la malade qui ne peut ouvrir la bouche normalement ; la muqueuse de la lèvre est sèche, et fendillée, les commissures douloureuses.
La dentition est très abimée. Il ne reste que les dents antérieures, de forme normale, mais déchaussées. Elles remuent. Il y a de la gingivite et un dépôt de tartre sur les racines dénudées.
Le sillon vestibulaire du maxillaire supérieur à gauche a disparu et correspond à l’affaissement de la lèvre de ce côté. Il est