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naient avec ou sans frisson presque tous les jours. Ajoutons que le volume de la rate ne diminua pas, et lorsque la mère voulut quitter l'hôpital en dépit de nos conseils, elle descendait encore jusqu'à l’épine iliaque antérieure et offrait à la palpation la même dureté.
OBsERvVATION VII.
(Wairchow’'s, 1856. — Thèse de Gilly, 1886.) .
Petite fille, 3 ans et demi, rachitique, morte de bronchopneumonie, leucocythémie, pas de diarrhée,
Les plaques de Peyer sont saillantes, d’un rouge blanchâtre, molles, veloutées, les follicules isolés sont gros, saillants, les ganglions mésentériques sont très gros,
blancs.
OgservarTion VIII
(Bullelins de la Société analomo-clinique de Lille, 3, 1888. Leucocythémie et adénie chez une enfant de 4 ans.)
Mort. — Autopsie. — (MM. Duret et Wacquez.)
Emma M..., âgée de 4 ans, est amenée le 31 décembre dans le service de M. le professeur Duret. Les renseignements fourhis par la famille sont tout à fait incomplets; on nous apprend seulement qu’un frère, âgé de 10 ans, a succombé à la même maladie. La mère est très nettement scrofuleuse et son enfant confiée à des soins mercenaires, a dû souffrir de la misère et de la vie confinée.
La maladie remonterait à environ deux ans mais la jeune malade n’a jamais suivi aucune espèce de traiternent.
Il y a quelque temps, ses parents remarquèrent les ganglions de la région inguinale, le gonflement des extrémités inférieures et le ballonnement du ventre.
À son entrée, cette enfant présente de l’œdème des jam-. bes, des paupières, des mains, le ventre est gros et dur : quelques jours après l’œdème disparaît par le repos au lit. L'enfant est très pâle, anémique; cette pâleur n’est ni la teinte jaune paille du cancer, ni la teinte terreuse des cachexies palustres, ni le blanc mat des albuminuries; c'est une pâleur anémique de la peau et des muqueuses sans teinte spéciale, sans amaigrissement exagéré. Les conjonctives sont absolument anémiées; la malade est alanguie, ne prononce aucune parole; malgré tout, l'appétit reste assez bon, la soif assez vive. Les ganglions occipitaux, cervicaux, sous-maxillaires, post-auriculaires, carotidiens, parotidiens, axillaires, inguinaux, sont augmentés de volume, lisses, non ramollis, à surface glissante. Ils forment des séries de chapelets au cou, des paquets sous l’aisselle et dans l’aine; leur volume est celui d'un noyau d'amande
ou d'un œuf de pigeon.