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Le groupe trachéo-bronchique antérieur présente des ganglions très hypertrophiés, du volume d’une grosse noix.
Le groupe inter-trachéo-bronchique antérieur présente des ganglions très hypertrophiés, du volume d’une grosse noix.
Le groupe inter-trachéo-bronchique inférieur forme une masse du volume de deux œufs de pigeon distincts l’un de l’autre et simplement accolés; ce groupe déborde les bronches de chaque côté et occupe l’espace inter-scapulaire.
Le long du bord interne du poumon gauche existe une petite chaîne ganglionnaire qui remonte jusqu’au hile.
Dans la position symétrique, à droite, il n'existe qu’un ou deux ganglions plus petits qui affectent le même dispositif.
Le groupe inter-trachéo-bronchique externe droit est du volume d'une grosse noix; il est formé de deux ganglions accolés.
Le groupe inter-trachéo-bronchique externe gauche est peu hypertrophié : les ganglions qui le constituent présentent le volume d’une lentille. |
Remarques. — 1° La proportion des globules blancs était considérable, 8 blancs pour 13 rouges.
20 L'affection présentée par notre petite malade se rattache à la fois à celle de Bennet et de Wirchow et à celle de Wilks, Trousseau et Hodgkin; puisqu'il y a eu à la fois augmentation des globules blancs, hypertrophie de la rate et du foie et hyperplasie de presque tous les ganglions
lymphatiques : c'est à la fois une leucocythémie et une
adénie,
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3° Il faut signaler une hypertrophie considérable du thymus.
4 Parmi les signes cliniques, on doit noter la dyspnée intense qui a dù être à la fois amenée par la compression sur les conduits aériens des ganglions trachéo-bronchiques ; — les épistaxis si fréquentes et la bosse sanguine du sourcil, — la cachexie extrêm2. :
La température montait fréquemment à 40° et cette ascension intermittente a plusieurs fois coïncidé avec une poussée dans l'hyperplasie glanglionnaire et viscérale. C’est
là un exemple de la fièvre des néoplasmes.
OBsERvVATION IX
(Personnelle)
(Bourgogne medicale, juin 1894. — Revue mensuelle des Maladies de l'enfance, août 1894.)
Henri F..., né le 7 novembre 1888, à la maternité de Dijon, entre le 28 novembre 1893 dans le service des enfants à l'hôpital de Dijon.
Antécedents hereditaires.— Le père avait vingt-deux ans à la naissance de l'enfant ; il a disparu depuis ce moment. Il paraissait, dit la mère, jouir d’une bonne santé.
La mère est née de parents bien portants. Impétigo et
rougeole dans le jeune âge, ces deux affections ont bien guéri.
Réglée à 13 ans, menstruation très irrégulière, la taille reste petite, la constitution frêle. N'a jamais interrompu son travail de cigarière à la Manufacture des tabacs de Dijon. Accouche le 7 novembre 1888, à l’âge de 18 ans, de son fils unique qui fait le sujet de cette étude.
L'enfant, né à terme, est nourri au biberon avec du lait de vache étendu d’eau. A quatre mois, érythème des fesses et des talons, les jambes enflent et une plaie survient sur le cou-de-pied droit. A six mois, on commence à lui offrir les aliments servis à la table de ses parents, bientôt le lait disparaît complètement de l'alimentation.
Les deux premières incisives apparaissent à sept mois. L'enfant est irritable, souffrant, son ventre s'étale et une diarrhée complique cet état. Cet accident causé par l’alimentation est au contraire attribué par sa mère à la dentition et la cause du mal persiste. Ainsi amaigri et sujet aux insomnies, l'état du malade est tel que bien souvent on veille à côté de lui durant la nuit.
Des pustules clairsemées d’abord rouges, puis blanches, apparaissent sur son corps, on en trouve sur le tronc et les membres, elles s’ulcèrent, sèchent sans donner de grosses escarres qui laissent après leur chute une tache ronde, gauffrée, de la dimension d’une pièce de cinquante centimes. Le pigment a été détruit et la peau amincie.
A dix-huit mois, le petit doigt de la main gauche est atteint vers son extrémité d’une sorte d’abcès qui le circonscrit et détermine la chute dés deux premières pha-
langes.
A deux ans, impétigo et ophtalmie dont il reste une tache sur la cornée,
L'enfant n’a marché que vers deux ans et demi et n'a parlé qu'a 3 ans. M. le D' G... est consulté, il constate du lymphatisme. Du côté gauche du cou, un ganglion s'ulcère et suppure. L'huile de foie de morue et le sirop d'iodure de fer améliorent très sensiblement l’état du petit scrofuleux.
Il survient de l’eczéma derrière les oreilles. Pendant les trois années qui vont suivre, le petit malade devient hypochondriaque, ne joue pas et pleure sans motif. Immobile, triste et rêveur, il étonne les personnes qui iveillent sur lui par sa tendance continuelle au sommeil.
Au mois d'août 1893, on découvre des grosseurs placées sur les côtés du cou, le développement en est rapide. Au mois de novembre dernier, des tumeurs semblables apparaissent à l’aisselle, quelque temps après, il s’en forme à l'aine.
En présence de cet état, l'enfant est conduit à l'hôpital et admis le 28 novembre 1893 dans le service de M. le D' Broussolle, à l'hôpital de Dijon.
1% décembre 1893.— Vu de face, le malade est d'un aspect saisissant. Ce qui frappe tout d’abord, c’est la largeur extraordinaire de la région maxillaire, les dimensions étranges du cou qui est volumineux et très court. L’attitude fixe de la tête dont les mouvements sont très restreints et qui donne à première vue l'illusion de sa fixation directe sur les épaules.
La figure et le corps ne sont pas amaigris, la taille est ordinaire, le ventre très gros, l'oppression manifeste et la
toux rauque.