‹ Contribution à l'étude de la leucoplasie buccaleChapitre 10 sur 18 · MARCHE · texte numérisé non relu

MARCHE

Arrivée à la période d'état, la leucoplasie peut, sous l'influence d’un traitement hygiénique convenable, s'améliorer peu à peu et finir par disparaître, soit d’une facon transitoire, soit même définitivement. Cette terminaison favorable niée par Clarke (1) et Nedopil (2) qui déclarent l'affection incurable est au contraire attestée par Bazin et Vidal qui affirment tous les deux en avoir vu et constaté, mais, Vidal a soin d'ajouter que cette terminaison est « exceptionnelle ». = Dans les cas les plus ordinaires, et les plus fréquents, l'affection persiste au contraire pendant de longues années sans changement notable ou bien avec des améliorations passagères pouvant simuler la guérison ; suivies de nouvelles poussées à échéance plus ou moins éloignée. La marche de l'affection est donc, essentiellement chronique ; M. Mauriac, dans sa thèse, cite des cas remontant à 12 et 14 ans et Verneuil a vu un malade de 62 ans, atteint de leucoplasie depuis l’âge de 22 ans. Malheureusement, il est loin d’en être toujours ainsi et trop souvent la leuco-

(1) British med. Journ. 1874 p. 346.

(2) Archio. fur klin. chirurg. Berlin, 1871.

plasie tantôt assez rapidement (une fois après six mois) (1); tantôtaprès plusieurs années années (16 ans dans le cas de Braman) (2) est le siège de nouveaux phénomènes qui viennent compliquer l’affection.

(1) SCHVIMMER, cité par MERKLEN, in annales de Dermatolog., 1883. (2) Berlin, klin, Woch., 1888.

LEGRAND à

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