‹ Contribution À L'Étude De La Lithiasé PulmonaireChapitre 19 sur 22 · LAN SERA · texte numérisé non relu

LAN SERA

rent après l'élimination des calculs, sans bacille de Koch dans les crachats. En l'absence d’une observation clinique et bactériologique prolongée, d'examen radiologique, il est difficile d’être fixé sur la nature exacte des lésions. La présence des bacilles tuberculeux n'accompagne pas forcément les crises de lithiase, le fait est signalé dans les observations de M. Jacquerod, I et IV, où pourtant les concrétions étaient nettement d’origine tuberculeuse; on a vu en effet que chez la première malade (obs. I), les deux premières crises sont survenues un an et demi et six mois avant que la présence des bacilles de Koch fût constatée, et que la troisième crise est survenue pendant une période où l’expectoration était non bacillifère, 1l en est de même pour la malade de l’obs. IV. Chez ces deux malades le peu de signes stéthacoustiques, à cette époque, aurait certainement fait errer le diagnostic, si on n'avait pas constaté quelques mois avant ou après, la présence de bacilles.

Les tuberculoses pulmonaires s’accompagnant de lithiase sont très torpides, le diagnostic parfois difficile nécessite une observation longue et suivie du malade, des examens répétés des crachats. Dans ces conditions, il nous paraît difficile d'affirmer l'existence d’une lithiase primitive indépendante de la tuberculose, et de penser avec Niemeyer « une des plus mauvaises chances qui puisse arriver à un pseudo-phtisique pulmonaire d’origine calculeuse, c’est de devenir tuberculeux ». |

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