‹ Contribution À L'Étude De La Lithiasé PulmonaireChapitre 7 sur 22 · NON · texte numérisé non relu

NON

intercostaux, la percussion est haute et tympanique. Au niveau de la région sous-claviculaire droite, on ne perçoit pas les vibrations vocales et on constate une-abolition de la respiration. |

L'état de la malade s'aggrave rapidement, le pouls devient petit et rapide, la dyspnée augmente, la peau se couvre de sueurs. Vers 12 h. 30, la malade perd connaissance, elle présente un râle trachéal, le pouls est à peine perceptible, il semble que la mort est imminente. On pratique des. injections excitantes, des inhalations d'oxygène et des pressions rythmées du thorax.

Soudain, la malade, dans un effort suprême, tente de se soulever sur ses oreillers, respire profondément et, dans un violent accès de toux, expulse un gros bloc de matière, couleur brun vert et d’odeur très fétide. Puis des quintes de toux incessantes amènent l’expectoration d’une grande quantité de pus présentant le même aspect et les mêmes caractères. : £

Aussitôt après, l’état général s'améliore, la respiration devient tranquille et régulière, le pouls se relève.

Le bloc brun verdâtre expectoré est de la grosseur d’une petite noix, de forme irrégulièrement arrondie. Il est composé d’une agglomération de concrétions analogues à celles déjà expulsées, auxquelles adhèrent des tissus gangrénés. Dans ces concrétions on trouve du pus, des pigments, des débris de tissu pulmonaire, des cristaux de triphosphate et un grand nombre de microorganismes, mais on n'y trouve pas de bacille tuberculeux.

Les jours suivants, l’état de la malade alla en s’améliorant, la température baissa, l'expectoration diminua et devint de moins en moins fétide, l'expulsion des concrétions cessa. On assiste à la cicatrisation des lésions broncho-pulmonaires. Le 23 juin, la malade, en pleine convalescence, quitte l'hôpital.

L'auteur revit la malade en juillet et en septembre. Elle paraît complètement guérie.

0e Observation de M. Helbig.

Affection pulmonaire chronique, nombreuses périodes fébriles. Expulsions dramatiques de plusieurs concrétions. Aucun changement dans l’évolution de la maladie. — München méd. Wchnschr. 1906 p. 1483. — Ein fall von steinhusten.

Il s’agit d’une malade de 58 ans, jardinière. Dans ses antécédents familiaux, nous ne trouvons rien de particulier, sauf qu'un de ses frères mourut prématurément de tuberculose laryngée et qu’elle perdit son fils à l’âge de 19 ans d’une tuberculose pulmonaire.

Jusqu'ici, la malade a toujours été re portante, si ce n’est que les années précédentes, elle a souffert de nombreux accès fébriles, accompagnés de toux, que son médecin attribua à la grippe.

Au commencement de 1914, elle fait un rose accès : toux violente, expectoration abondante, et pour la première fois, la malade trouve dans ses crachats, une concrétion dure, noirâtre, de la grosseur d’un demi-pois.

Depuis cette époque persiste une petite toux quotidienne qui aurait fait croire à l’emphysème.

En janvier 1915, elle se sent de nouveau fatiguée, présente de la fièvre et de violents accès de toux. Au cours d'un de ces accès, elle ressent une pesanteur derrière le sternum, une sensation de suffocation, de mort imminente, et après de violentes quintes, expulse une pierre pulmonaire et quelques filets de sang. Puis, les quintes disparues, la malade a l'impression d’être en bonne santé, elle ne présente plus que sa petite toux chronique.

Une seconde crise analogue à la précédente, éclate en octobre de la même année. Elle ressent le même point de côté sous le sternum, la même dyspnée, une forte constricon au niveau de la gorge, et finalement les violentes quintes de toux expulsent un calcul de la même grosseur que le précédent. Cette attaque d’une violence extrême alarme la malade, la suffocation aurait été telle qu’elle crût

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