MODE
prends qu'en 1907 il a, par 5 à 6 fois, découvert dans sa salive « des morceaux de pierre calcaire ». En précisant un - peu plus, je note ceci :
a) Que de novembre 1907 à février 1908, il a eu 3 ou 4 expulsions pierreuses ; :
b) Qu'il en eut une seule, en l'été 1913:
c) Qu'il en eut deux, en avril 1916;
d) Que la dernière eut lieu en juillet 1916;
e) Qu'une seule et petite pierre fut expulsée chaque fois, sauf en l'été 1913, où deux pierres furent émises:
1) Que leur volume fut minime (environ un grain de millet), sauf le jour où l'expulsion a été double, auquel cas l’une était de dimension une fois plus élevée que l’autre ;
g) Que cette expulsion se faisait sans fracas; pourtant avant le rejet, un peu de fatigue; pendant le rejet, une petite irritation avec salivation, mais jamais de sang; après le rejet, un peu de soulagement.
Je priai J. M... de conserver et de me soumettre un de ces pneumolithes et c’est ainsi qu'il m'apporta la dernière qu'il a rejetée, pierre de dimensions approximativement égales à celles antérieurement expulsées, et qui examinée au laboratoire de l'hôpital a donné les résultats analytiques que voici : « gravier ayant environ 2 millimètres sur 2 et pesant approximativement 2,5 à 3 centigrammes, est constitué par du carbonate de chaux et du phosphate de chaux, examen bactériologique resté négatif (27 juillet 1916) ». Cette production était donc de texture classique.
J'ajouterai qu'elle était irrégulière, grenue, de couleur grisâtre, par conséquent de caractères physiques habituels, qu’elle ne contenait pas de bacille de Koch, ce qui n’a pas lieu de nous surprendre et quelle fut enfin rendue sans phénomènes généraux et sans autre réaction locale qu'une légère iritation limitée.
En somme, notre homme ne paraît pas avoir été incommodé par ces expulsions, il ne parle pas de dyspnée, pas de
— 36 — : ë % douleurs; la toux ne semble pas avoir été modifiée et dans les longs intervalles de ces expulsions il n’existe aucun fait digne de notation. Enfin, J. M... ne connaît chez lui d’autres cracheurs de ce genre. | :
L'auteur revoit le malade le 24 décembre 1916. L'’examen montre que si l’état général s’est assez bien maintenu, lui permettant d'aller et venir et de travailler quelque peu comme comptable, que s’il est en ce moment apyrétique et si localement l’état général est meilleur, il n'est pas moins vrai que J. M... est toujours émacié et pâle, incapable d'effort, la voix éteinte, toussant et crachañt; avec craquements au sommet gauche.
Observation de M. Jacquerod.
Atteinte de tuberculose pulmonaire en 1910. Guérison apparente. De 1915 à 1920, hémoptysies abondantes et répétées, persistant malgré un pneumothorax artificiel. Pas de bacilles de Koch dans les crachats. En 1920, élimination d’un calcul pulmonaire. Guérison apparente. — In études sur la tuberculose de la station climatique de Leysin, 5° série, Paris 1922, p. 127. — Hémoptysies à répétition provoquées par la présence d'un calcul. <
Il s’agit d’une jeune femme de 25 ans, tombée malade
en 1910 et arrivée à Leysin en 1911. À ce moment, on constate une petite lésion localisée au voisinage du hile gauche. On perçoit à l’auscultation quelques craquements humides fins dans la région scapulo-vertébrale, et la malade
expectore deux à trois crachats muco-purulents, contenant
des bacilles de Koch assez nombreux. La température s'élève souvent au-dessus de 38°. L'état général mauvais amaigrissement, anémie, nervosité, entérite.
Après 18 mois d’une cure de repos stricte, la malade passant toutes ses journées dans un lit sur un balcon, la
lésion se cicatrise et l’expectoration disparaît. L'état général s’est beaucoup amélioré. La malade reste encore plus
d’un an à la montagne, sans expectoration.